SOMMAIRE

TUNISIE,
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Notre ami Ben Ali : L'Envers du miracle tunisien de Nicolas Beau, Jean-Pierre Tuquoi, Gilles Perrault (Préface)
 
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ARCHIVES 2004 DE LA TUNISIE


Samedi 14 février 2004 : Après sa rencontre jeudi qualifiée de "très importante" avec le président Ben Ali, le secrétaire général de la Ligue Arabe, Amr Moussa, a annoncé que le prochain sommet de la Ligue se tiendrait les 29 et 30 mars 2004 à Tunis et indiqué que l'ordre du jour porterait sur "la position arabe à l'égard du conflit arabo-israélien, la situation en Irak et la restructuration de la Ligue des Etats arabes." Concernant la situation dans les territoires palestiniens, il a affirmé que "la normalisation avec Israël est tributaire de sa disposition à appliquer les résolutions onusiennes appelant à l'instauration de la paix dans la région, au respect des droits des Palestiniens et à l'arrêt de l'implantation des colonies et de la construction du mur de séparation."

Jeudi 26 février 2004 : La Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH) a annoncé que l'opposant Khémais Chammari (format pdf) en exil en France depuis 6 ans, a regagné Tunis mardi. Elu député en 1994, il avait été condamné en 1996 pour "divulgation du secret de l'instruction" dans l'affaire d'un autre opposant du MDS (Mouvement des Démocrates Socialistes), Mohamed Mouada, après la levée de son immunité parlementaire. Il avait été libéré sous conditions peu après et s'était installé en France.

Mardi 9 mars 2004 : Un groupe d'associations de femmes a déposé lundi à l'occasion de la Journée internationale de la Femme des propositions visant à complèter un projet de loi portant sur le harcèlement sexuel.

Vendredi 26 mars 2004 : Réunion à Tunis vendredi des ministres des Affaires étrangères de 22 pays de la Ligue arabe pour préparer le sommet annuel qui débutera le 29 mars.

Lundi 29 mars 2004 : Lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, le secrétaire d'Etat tunisien aux Affaires étrangères, M. Hatem ben Salem a annoncé que "des dissensions sont apparues dans les positions sur certains amendements et propositions qu'avaient présentés la Tunisie et qu'elle considère essentielles, en ce qui concerne les réformes, le développement et la modernisation de notre monde arabe" et a reporté unilatéralement et siné die le sommet de la Ligue arabe qui devait s'ouvrir lundi pour 2 jours à Tunis provoquant la colère des délégations arabes qui affirment qu'elles "étaient proches d'un consensus". C'est la première fois dans l'histoire de la Ligue arabe qu'un sommet est ainsi annulé. Dans une déclaration à l'agence officielle égyptienne Mena à Tunis, le secrétaire général de la Ligue Amr Moussa a estimé que ce report aurait "des conséquences dangereuses sur l'action arabe commune" déclarant "Nous ne devons pas faire assumer à la Tunisie seule la responsabilité" du report, "car toutes les prises de position arabes partagent cette responsabilité". Selon l'agence Mena, le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a refusé de recevoir les ministres arabes qui voulaient l'interroger sur le report du sommet arabe. Le ministre palestinien chargé des négociations avec Israël, Saëb Erakat, a regretté ce report qui selon lui ne fait '"qu'encourager l'agression israélienne" envers les Palestiniens.

Vendredi 2 avril 2004 : L'Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP), non reconnue jusque là par les autorités, a obtenu le 29 mars 2004 le document d'autorisation lui conférant le statut "d'association à caractère général". Une première demande remontant à novembre 2002, avait été rejetée. Cette association, composée principalementde juristes, a pour tâche de défendre et d'apporter un soutien matériel et moral aux 600 détenus politiques issus pour la plupart du mouvement islamiste tunisien interdit "Ennahdha". Le pouvoir ne leur reconnaît pas le statut de prisonniers politiques mais celui de prisonniers de droit commun. L'AISPP a lancé de nombreuses campagnes pour dénoncer les conditions de détention de ces prisonniers, notamment ceux qui, selon elle, sont placés dans un isolement total. Plus de détails : Liste des prisonniers politiques établie par l'AISPP en 2003 ; TuneZine : bulletin d'information sur les prisonniers politiques ; Amnesty International : Réparer les injustices passées, une étape indispensable pour une justice équitable ; Le comité des mères et familles des prisonniers politiques ; Campagne de solidarité contre l'isolement des prisonniers d'opinion.

Vendredi 9 avril 2004 : Une marche de solidarité avec les peuples palestinien et irakien a été interdite par les autorités dans la ville de Bizerte, à 60 km au nord de Tunis. Selon l'agence de presse tunisienne TAP, cette mesure avait pour but "d'éviter que des troubles se produisent sur la voie publique". Et d'ajouter que "de telles protestations sont d'autant plus injustifiées que la Tunisie apporte un soutien très actif au peuple palestinien" et "a exprimé maintes fois sa solidarité avec le peuple irakien". Selon un responsable de la Ligue tunisienne de défense des droits de l'homme (LTDH), Anouar Kousri, "des accrochages" ont eu lieu entre étudiants et forces de l'ordre après un échange de jets de pierre et de gaz lacrymogènes.

Samedi 10 avril 2004 : Un tribunal de Tunis a condamné à des peines allant de 19 à 26 ans de prison 8 jeunes Tunisiens, âgés de 18 à 21 ans, habitant à Zarzis dans le sud du pays, pour activités à caractère "terroriste". Ils ont été condamnés pour "constitution d'une association de malfaiteurs, réunions non autorisées, vol et tentative de vol et détention, transport et stockage de produits explosifs". Les jeunes gens ont nié les faits et dénoncé des mauvais traitements durant leur détention. Le président de la Ligue tunisienne de défense des droits de l'homme, Maître Mokhtar Trifi, a confié à l'Associated Press (AP) qu'il avait accueilli ce jugement avec "une très grande indignation" déclarant "c'est inimaginable de condamner des jeunes qui n'ont commis aucun acte délictuel à des peines aussi lourdes."

Mercredi 14 avril 2004 : La Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH) a indiqué mardi que le président d'honneur de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), Patrick Beaudoin, a été refoulé à son arrivée mardi à l'aéroport de Tunis-Carthage. La LTDH a "dénoncé avec la plus grande vigueur cette décision arbitraire que rien ne peut justifier." Patrick Beaudoin devait participer mercredi à une conférence de presse de présentation du rapport de l'Observatoire international pour la protection des défenseurs des droits de l'homme, programme commun de la FIDH et de l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT). Il avait déjà été refoulé du territoire tunisien en 1996 et 2000. Selon un communiqué officiel du gouvernement "Patrick Beaudoin sait pertinemment qu'il fait l'objet d'une interdiction de séjour en Tunisie." Le texte ajoute qu'il "lui est fait reproche "de son hostilité, son attitude provocatrice et son usage systématique de la désinformation à l'égard de la Tunisie" ajoutant qu'il aurait également "tenu aux hôtesses de l'aéroport des propos injurieux et vulgaires".

Samedi 17 avril 2004 : A l'initiative des partis d'opposition et de plusieurs ONG dont le Conseil de l'ordre des avocats, la Ligue tunisienne des droits de l'homme et l'Association des femmes démocrates, plusieurs dizaines de personnes ont dénoncé vendredi à Tunis les opérations militaires menées par les forces de la coalition en Irak et salué la "résistance opposée par les Irakiens à l'occupation étrangère". Ils ont par ailleurs accusé "les régimes arabes de faire preuve d'inertie face à la situation en Irak et dans les territoires palestiniens", critiquant"l'interdiction par ces régimes de toute manifestation de rue contre l'occupation de l'Irak".

Mardi 20 avril 2004 : Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a annoncé lundi que le sommet de la Ligue, annulé unilatéralement par la Tunisie le 29 mars 2004 suite à "des dissensions", se tiendrait à Tunis le 22 mai 2004.

Jeudi 22 avril 2004 : Le ministre de la Justice et des droits de l'homme, Béchir Tekkari, a annoncé dans une déclaration rapportée mercredi par le quotidien "Assabah" de Tunis que les "organisations internationales connues pour leur indépendance et leur impartialité pourront effectuer des visites dans n'importe quelle prison du pays" notamment le CICR (Comité International de la Croix Rouge). Il a exclu Amnesty International "dont le statut diffère de celui du CICR" et la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH) dont "le comité directeur actuel a des attributions bien définies par une décision de justice, le limitant à préparer son (prochain) congrès." Le ministre a ajouté que "les conditions carcérales sont conformes aux normes internationales, nous n'avons rien à cacher". Les autorités tunisiennes refusaient jusqu'à présent l'accès aux prisons, réclamé par les défenseurs des droits de l'Homme qui font état de "graves violations" à l'encontre des détenus. Amnesty International estime à un millier environ le nombre de "prisonniers d'opinion", pour la plupart des islamistes condamnés à de lourdes peines dans les années 1990 et auxquels les autorités tunisiennes refusent le statut de prisonniers d'opinion. Plus de détails : Rapport sur la situation des prisons en Tunisie (format pdf) ; Dégradation de la situation des droits humains en Tunisie ; Campagne de solidarité contre l'isolement des prisonniers d'opinion et Liste de prisonniers en isolement depuis leur arrestation.

Samedi 24 avril 2004 : Environ 700 personnes ont défilé vendredi dans les rues de Tunis à l'appel de plusieurs partis d'opposition, d'organisations non gouvernementales et d'associations, en "soutien à la résistance des peuples irakien et palestinien" dénonçant "les exactions et le terrorisme d'Etat pratiqués par Israël dans les territoires palestiniens", et critiquant l'appui inconditionnel de l'administration américaine à la politique du Premier ministre israélien Ariel Sharon aux crix de "Bush, Sharon, lâches, le peuple arabe ne sera pas humilié", "non aux intérêts israéliens et américains sur la terre arabe", ou "pas de bases US sur le sol arabe".

Samedi 1er mai 2004 : Installée depuis trois siècles et demi aux portes de la médina de Tunis, l'ambassade de Grande-Bretagne à déménagé mercredi, à proximité du centre-ville et de l'aéroport de Tunis-Carthage et non loin de la résidence de l'ambassadeur, et à 1 km de l'ambassade des Etats-Unis. L'inauguration a eu lieu en présence du duc et la duchesse de Gloucester qui avaient fait le déplacement de Londres pour l'occasion. Sa réalisation a duré 22 mois et coûté 5,5 millions de livres sterling (8 millions d'euros). L'édifice qui couvre 6 000 m2 dispose d'un "site splendide" avec deux façades sur le lac et vue sur Tunis et Carthage.

Mardi 4 mai 2004 :
A l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse célébrée lundi, la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH) a publié son rapport annuel intitulé "Médias sous surveillance" dans lequel elle dénonce "les violations et atteintes à la liberté de la presse (qui) ont continué, sous diverses formes, de marquer le champ médiatique" et accuse les autorités de "poursuivre le verrouillage des espaces d'expression" et de mener "une répression impitoyable contre de jeunes internautes". Le rapport de la LTDH dénonce également la loi sur la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d'argent adoptée en décembre 2003 par le Parlement tunisien. La LTDH estime que cette loi "porte atteinte à des droits essentiels des citoyens et aux activités pacifiques de la société civile, des syndicats et des partis politiques". Selon le président de la LTDH, Me Mokhtar Trifi, "certaines dispositions visent directement les journalistes" qui, par exemple, en évoquant une cassette d'Oussama Ben Laden, peuvent être accusés de faire l'apologie du terrorisme. Le rapport dénonce, d'autre part, "la censure et les pressions" visant plusieurs organes publics et privés, tels le quotidien gouvernemental La Presse et l'hebdomadaire privé Réalités dont une journaliste, Nadia Omrane, a déclaré avoir dû démissionner en raison de la censure visant ses articles

Samedi 8 mai 2004 : 2 000 personnes juives sont attendues depuis vendredi sur l'île de Djerba pour participer au pélerinage juif de la Ghriba, la plus vieille synagogue d'Afrique, datant de l'an 586 avant J.C. Le 11 avril 2002, un attentat suicide avait été perpétré par un kamikaze qui avait fait sauter un camion rempli de gaz devant la synagogue faisant 21 morts, dont 14 touristes allemands, 2 Français et 5 Tunisiens et une vingtaine de blessés.

Mardi 11 mai 2004 : Le ministre des Affaires étrangères Habib Ben Yahia a confirmé lundi la tenue les 22 et 23 mai à Tunis du sommet de la Ligue arabe. Le sommet, qui devait se tenir initialement à Tunis les 29 et 30 mars, avait été annulé unilatéralement par les autorités tunisiennes suite à de "profondes divergences".

Vendredi 21 mai 2004 : Ce pays a "fermement condamné" jeudi "l'agression militaire" de l'armée israélienne dans le camp de réfugiés de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Le ministère des Affaires étrangères a exprimé "la profonde préoccupation" de la Tunisie devant l'offensive contre "un peuple sans défense" et qui a "causé un grand nombre de victimes parmi les civils innocents et la destruction de logements et de l'infrastructure". Dans un "geste de solidarité", un avion cargo de type C-130 a acheminé jeudi 6 tonnes de produits alimentaires, 1 tonne de médicaments et d'équipements médicaux dont 3 appareils de réanimation et de 4 tonnes de couvertures et de tentes au peuple palestinien.

Samedi 22 mai 2004 : Après avoir été reporté en mars dernier unilatéralement, en raison de "divergences profondes", le sommet de la Ligue arabe doit s'ouvrir samedi à Tunis en présence de nombreux chefs d'état africains. La guerre en Irak et la crise au Proche-Orient seront les deux principaux sujets abordés.

Lundi 24 mai 2004 : Lors du sommet de la Ligue arabe, étaient présents, le président libyen Kadhafi a quitté la réunion car son pays "n'est pas d'accord avec l'ordre du jour". Dans son discours d'ouverture du sommet, le président tunisien Zine El Abidine ben Ali a demandé aux dirigeants arabes de "se lever et de garder une minute de silence par respect aux martyrs palestiniens". Il a insisté sur la "nécessité de régler la question palestinienne" et de "sauvegarder la souveraineté et l'unité du territoire irakien". A sa clôture dimanche, les 13 pays présents ont adopté plusieurs documents liés aux questions d'actualité et aux réformes démocratiques dans le monde arabe. Les dirigeants arabes ont condamné également toutes les opérations militaires israéliennes dans les territoires palestiniens occupés et toutes les opérations qui visent tous les civils sans distinction (palestiniens ou israéliens) et appellent le Conseil de sécurité de l'ONU à prendre "toutes les mesures adéquates pour mettre fin à l'occupation du pays au plus tôt tout en prenant en considération l'impératif de stabilité du pays".

Mercredi 2 juin 2004 : Ce pays est devenu le 102ème pays à ratifier mardi la convention d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE. En anglais Comprehensive Test Ban Treaty CTBT), adoptée par l'assemblée générale des Nations Unies le 10 septembre 1996. Pour pouvoir entrer en vigueur, cette convention doit être ratifiée par les 44 pays disposant de capacités nucléaires ou pouvant développer de telles capacités. Jusqu'à présent, seuls 31 Etats sur ces 44 l'ont ratifiée. Parmi les 13 pays "potentiellement nucléaires" n'ayant pas ratifié le document figurent les Etats-Unis, Israël, l'Iran, le Pakistan et l'Algérie.

Mercredi 9 juin 2004 : 4 membres fondateurs de "l'Association de lutte contre la torture en Tunisie" (ALTT) qui avaient débuté mardi un "sit-in" devant le gouvernorat (préfecture) de Tunis pour exiger le dépôt du dossier de légalisation de cette association, ont été évacués par des forces de l'ordre en civil. Leur association, créée il y a un an, qui défend les victimes de torture et engage des poursuites contre leurs auteurs, n'a toujours pu obtenir de statut légal par les autorités. Samedi, les autorités avaient mis en garde les partis d'opposition qui se plaignaient de ne pouvoir exercer librement leurs activités de "se conformer à la loi". Pour les autorités, les partis politiques qui "s'associent à des associations non reconnues" ont un "comportement illégal et inacceptable qui ne saurait être toléré".

Jeudi 17 juin 2004 : Reçu par le président Zine El Abidine Ben Ali, président en exercice de la Ligue arabe, le premier vice-président soudanais, Ali Osmane Taha, a annoncé mercredi qu'un accord final de paix serait signé en août entre le gouvernement et les rebelles du Sud Soudan. Le Soudan est déchiré depuis 20 ans par la guerre civile entre le nord musulman et le sud à majorité chrétienne et animiste. Sur la question du Darfour, touché par la guerre depuis 15 mois, Ali Osmane Taha a indiqué que "le gouvernement s'attache à réunir une conférence politique regroupant toutes les parties concernées pour instaurer la paix et couper l'herbe sous les pieds de ceux qui sont derrière ce conflit" (NDLR. Les Etats-Unis).

Vendredi 25 juin 2004 : Plus de 800 délégués représentant 125 Etats membres de l'ONU, les institutions internationales spécialisées, les associations de la société civile et le secteur privé ont débuté jeudi et pour 3 jours la réunion préparatoire à la seconde phase du Sommet Mondial sur la Société de l'Information (SMSI. En anglais WSIS World Summit on the Information Society) prévue du 16 au 18 novembre 2005 à Tunis. Cette réunion portera essentiellement sur la gouvernance d'Internet et les moyens de réduire le fossé numérique entre pays riches et pays pauvres, thèmes qui n'avaient pas été résolus lors de la première phase du SMSI qui s'était tenu du 10 au 12 décembre 2003 à Genève en Suisse.

Samedi 26 juin 2004 : Ouverture vendredi à Tunis de la 10ème conférence des ministres de l'Intérieur des pays de la Méditerranée occidentale CIMO (appelée également sommet 5 + 5, France, Portugal, Espagne, Italie, Malte, Tunisie, Maroc, Algérie, Libye, Mauritanie). La coopération sécuritaire en matière de lutte contre le terrorisme est le principal point abordé. Les ministres se sont engagés à une meilleure collaboration dans le domaine du renseignement, le "partage des connaissances" et l'échange d'expériences.

Samedi 3 juillet 2004 : Ouverture du 1er au 3 juillet 2004 du premier Forum sur l'eau en Afrique sous l'égide de la Banque africaine de développement (BAD). 400 millions de personnes (soit la moitié de la population africaine) n’ont pas accès à l’eau potable et aux services d’assainissement. 50 % d’Africains contractent des maladies dues à une eau polluée dont le paludisme ou le choléra. Les femmes et les enfants perdent énormément de temps "à aller chercher de l’eau au lieu de s’engager dans des activités génératrices de revenus ou d’accéder à l’éducation". Le président de la BAD, Omar Kabbaj, a indiqué que "depuis 1967, la banque finance la mise en valeur des ressources en eau en Afrique et à ce jour, quelque 5,06 milliards de dollars ont été investis dans 355 projets d’alimentaiton en eau et d’assainissement, d’irrigation et d’énergie hydroélectrique. Ce chiffre représente environ 12 % de l’ensemble des prêts octroyés par la banque".

Mardi 6 juillet 2004 : Selon l'agence de presse officielle TAP, le président Zine El Abidine Ben Ali a envoyé un message au président américain George W Bush dans lequel il "souhaite consolider les relations avec les Etats-Unis" et de les "hisser au niveau d'un partenariat stratégique". Il a également réaffirmé sa "détermination à poursuivre le dialogue et la concertation (avec Washington) sur les moyens de renforcer la contribution des 2 pays à l'instauration de la sécurité, de la stabilité et de la paix dans la région du Moyen-Orient et dans le monde". Lors d'une visite à Tunis en décembre dernier, le secrétaire d'Etat américain Colin Powell avait choisi la Tunisie pour l'implantation du bureau régional de "l'initiative américaine de partenariat avec le Moyen-Orient (Middle East Partnership Initiative - MEPI)", la Tunisie étant selon les Américains "la voix de la modération dans la région".

Jeudi 8 juillet 2004 : L'organisation de défense des droits de l'homme, Human Rights Watch (HRW), a publié mercredi un rapport qui dénonce "les conditions inhumaines d'isolement cellulaire" d'une quarantaine de prisonniers politiques appartenant à la mouvance islamiste. HRW rapporte que "certains détenus ont passé jusqu'à 13 ans en isolement total, avec peu de périodes de répit. Leur seul contact humain vient du personnel pénitentiaire et de brèves visites de proches. La plupart sont enfermés dans leur cellule 23 heures par jour et n'ont qu'un accès limité aux livres et aux médias". L'organisation rappelle que "tous les prisonniers en isolement cellulaire sont des islamistes, en majorité des dirigeants du mouvement Nahda interdit depuis 1990" alors que "la loi tunisienne proscrit l'isolement de longue durée utilisé comme sanction" ajoutant "cette politique enfreint la loi tunisienne ainsi que le droit pénal international, contredisant les affirmations du gouvernement en matière de réforme des prisons." Le gouverment tunisien ne reconnaît pas l'existence de prisonniers poiitiques

Vendredi 9 juillet 2004 : Les autorités ont dénoncé jeudi les "inexactitudes et erreurs d'appréciation" contenues dans le rapport publié par l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW). Voir notre édition du 8 juillet 2004. Tunis estime en effet que "s'agissant des conditions de détention dans les prisons tunisiennes, il convient de souligner qu'elles sont régies par la loi tunisienne du 14 mai 2001 et sont en tous points conformes aux normes internationales applicables en la matière" ajoutant : "cette loi garantit l'intégrité physique et morale du détenu, préserve sa dignité tout au long de son séjour pénitentiaire, le prépare à la vie post-carcérale et facilite sa réinsertion dans la société" assurant "qu'en Tunisie, le détenu jouit de tous ses droits". Concernant "l'existence de prisonniers politiques" en Tunisie, les autorités, qui démentent formellement cette information, affirment que "toutes les personnes détenues dans le pays le sont pour des actes délictuels de droit commun dont elles ont été reconnues coupables au terme de procédures judiciaires où les droits de la défense sont scrupuleusement respectés. Les personnes membres de la formation terroriste intégriste que mentionne le rapport n'ont pas été condamnées pour leurs opinions mais pour avoir perpétré des actes de violence terroriste".

Vendredi 16 juillet 2004 : En visite officielle à Tunis, le ministre iranien des affaires étrangères Kamal Kharrazi a dénoncé jeudi dans la capitale, la "politique des 2 poids 2 mesures" qui prévaut dans le bras-de-fer qui l'oppose à l'AIEA (Agence Internationale à l'Energie Atomique) et aux Etats-Unis quant à son programme nucléaire. Il a déploré que "l'arsenal nucléaire israélien", qui représente selon lui "un danger pour toute la région, soit occulté alors qu'en même temps on demande des comptes à l'Iran qui "entend tirer profit de son programme en la matière à des fins pacifiques". Kamal Kharrazi a salué l'arrêt de la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye qui a jugé illégale la construction en territoire palestinien du "mur de sécurité" construit par Israël ajoutant "ce qui se passe dans les territoires palestiniens constitue une source du terrorisme dans d'autres parties du monde". S'entretenant de l'Irak avec le président Zine El Abidine Ben Ali et son homologue tunisien Habib Ben Yahia, Kamal Kharrazi a estimé que "la solution résidait dans l'organisation d'élections le plus tôt possible, la mise sur pied d'un gouvernement émanant de ces élections et le départ des forces étrangères d'occupation".

Lundi 26 juillet 2004 : Dans un discours à l'occasion du 47e anniversaire de la proclamation de la République, le Président Zine El Abidine Ben Ali a appelé dimanche ses concitoyens, la classe politique, et la société civile à se mobiliser pour garantir la réussite des élections présidentielle et législatives du 24 octobre 2004. Afin de permettre au Président Ben Ali de briguer un quatrième mandat de 5 ans, un amendement à la Constitution a été effectué et approuvé par référendum le 27 mai 2002 avec plus de 99,52 % des voix et un taux de participation de plus de 87 %. Il supprime la limitation des nombre de mandats présidentiels précédemment fixé à 3 et repousse l'âge limite du candidat à la magistrature suprême de 70 à 75 ans.

Vendredi 27 août 2004 :
La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un don de 2 millions de dollars pour une aide d'urgence, qui sera gérée par la FAO (Organisation des Nations Unies par l'Agriculture et l'Alimentation) en faveur de 8 pays africains touchés par des invasions de criquets pélerins, la pire jamais enregistrée sur le continent africain depuis 10 ans : l'Algérie, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad et la Tunisie. La FAO sera responsable de l'acquisition de pesticides et de l'organisation de pulvérisation d'insecticides par avions ainsi que de l'acquisition de matériels nécessaires à la campagne d'éradication des criquets pélerins. Les ministres de l'Agriculture et de la Défense de 16 pays africains dont 13 membres de la Commission de Lutte contre le Criquet Pélerin en Région occidentale (CLCPRO) dont le siège est à Alger (Algérie), doivent se réunir le 31 août à Dakar au Sénégal dans le cadre de la lutte contre le criquet pélerin. Plus de liens : Qu'est-ce que le criquet pélerin ? ; l'EMPRES ; criquet pélerin en Afrique : mise en garde de la FAO ; bulletin de la FAO sur le criquet pélerin.

Jeudi 2 septembre 2004 : L'unique syndicat du pays, l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), qui compte 2 millions d'adhérents, et après un vote "libre et démocratique", a annoncé qu'elle apportait son soutien, pour les prochaines élections présidentielles qui doivent se tenir en octobre 2004, au président sortant Zine El Abidine Ben Ali. Abdessalem Jérad, secrétaire général de l'UGTT entend ainsi exprimer "une reconnaissance des réussites accomplies par le Président qui ont permis de garantir la stabilité de la société, de protéger le pouvoir d'achat des travailleurs, d'améliorer les conditions de vie des citoyens et de consolider les acquis de la femme tunisienne, autant de réalisations qui ont prémuni la Tunisie des dangers de la violence et de l'extrémisme". Rappelons qu'en mai 2003 la constitution avait été modifiée par référendum (qui avait recueilli près de 99 % des suffrages) afin de permettre au président de se représenter : l'âge limite pour se présenter passe de 70 à 75 ans et autorise un nombre illimité de mandats. 3 dirgeants de l'opposition ont d'ores et déjà déposé leur candidature à la présidentielle.

Samedi 4 septembre 2004 : Le président Zine El Abidine Ben Ali a officiellement déposé vendredi sa candidature à l'élection présidentielle qui aura lieu le 24 octobre 2004, en même temps que les législatives. Rappelons qu'en mai 2003 la constitution avait été modifiée par référendum (qui avait recueilli près de 99 % des suffrages) afin de permettre au président de se représenter.

Mercredi 8 septembre 2004 : Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero effectue mercredi, et pour 2 jours, une visite officielle à Tunis où doit être reçu par le président Zine El Abidine Ben Ali. Il co-présidera avec son homologue tunisien, Mohamed Ghannouchi, la réunion annuelle du comité mixte de haut niveau prévue par le Traité d'amitié et de bon voisinage signé par les 2 pays. L'Espagne assure depuis le début du mois de septembre la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU tandis que la Tunisie est présidente en exercice de la Ligue arabe pour l'année en cours. La guerre en Irak et la lutte contre le terrorisme seront les 2 principaux dossiers abordés. Rappelons que l'Espagne et la Tunisie ont été durement frappées par des attentats : Madrid, le 11 mars 2004, 191 morts et Djerba le 23 juin 2002 où un camion citerne a explosé contre la synagogue de la Ghriba faisant 21 morts.

Lundi 27 septembre 2004 : 4 candidats s'opposeront au Président sortant, Zine El Abidine Ben Ali, lors des prochaines élections présidentielles qui se tiendront le 24 octobre 2004. Il s'agit de Mohamed Bouchiha du Parti de l'unité populaire (PUP, 7 sièges au parlement), Mounir El Béji du Parti social libéral (PSL, 2 sièges) et Mohamed Ali Halouani du Mouvement Ettajdid (ex-parti communiste, 5 sièges). Rappelons que la Constitution a été amendée pour permettre au président Ben Ali de briguer un quatrième mandat de 5 ans.

Mardi 28 septembre 2004 : Une délégation de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) a assisté dimanche au congrès de l'Association des Journalistes Tunisiens, suspendue le 8 mars 2004 de la FIJ qui lui reprochait son "allégeance au pouvoir et son incapacité à défendre les intérêts des journalistes tunisiens" dans le but "d'évaluer les conditions difficiles dans lesquelles exercent les journalistes tunisiens", selon Aidan White, secrétaire général de la FIJ, qui a déploré "les pressions gouvernementales, directes ou indirectes, exercées contre la liberté de la presse et d'expression" ajoutant que "le plus grand problème en Tunisie réside dans l'autocensure engendrée par ces pressions". Aidan White a conclu : "A quelques semaines de l'élection présidentielle (24 octobre 2004), il est primordial que les médias tunisiens assument leur rôle de manière indépendante et engagent un débat profond, pluraliste et transparent sur toutes les questions importantes pour les citoyens".

Mardi 5 octobre 2004 : L'Agence Tunis Afrique Presse (TAP) a rapporté lundi qu'une embarcation transportant environ 75 immigrants clandestins (qui doivent payer entre 700 et 1 200 euros par personne pour quitter le pays), pour la plupart de nationalité marocaine, en partance pour l'Italie s'est échouée dans la nuit de samedi à dimanche au large des côtes tunisiennes. 22 passagers ont péri et 42 sont portés disparus.

Vendredi 8 octobre 2004 : Le président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH), Mokhtar Trifi, a présenté jeudi son rapport annuel selon lequel "la situation des libertés en Tunisie a empiré". Il attribue cette "dégradation à la loi sur la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d'argent adoptée en décembre 2003 par le Parlement tunisien" et qui, selon lui, "restreint davantage, les libertés, tout délit pouvant être désormais assimilé à du terrorisme". Mokhtar Trifi a également présenté un rapport sur la situation dans les prisons tunisiennes dans lequel il qualifie de "déplorables" les conditions qui y prévalent, évoquant des "mauvais traitements infligés aux détenus". Il a dénoncé l'isolement auquel étaient soumis 43 "prisonniers d'opinion", membres du mouvement islamiste interdit. Ces derniers sont considérés par les autorités comme des détenus de droit commun eu égard aux délits pour lesquels ils ont été condamnés. Plus de détails : Commission des droits de l'homme de l'ONU : violation des droits de l'homme en Tunisie.

Lundi 11 octobre 2004 : Ouverture officielle dimanche de la campagne électorale pour les présidentielles et législatives qui se tiendront le 24 octobre 2004. Le président sortant, Zine al Abidine Ben Ali, au pouvoir depuis 17 ans, qui se présente pour un quatrième mandat de 5 ans, grâce à une modification constitutionnelle, a, au cours de son premier meeting à Tunis, affirmé que "les élections se feraient dans la transparence et la démocratie".

Mercredi 13 octobre 2004 : Selon un communiqué du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT, extrême gauche, non reconnu), son porte-parole, Hamma Hammami, a été agressé lundi dans la banlieue de Tunis par un "policier qui l'a frappé avec ses menottes, proféré des menaces devant les passants et pris dans sa poche 60 dinars". Condamné en février 2002 à 2 ans et 3 mois de prison pour divers délits liés à son appartenance au PCOT, Hamma Hammami a bénéficié en 2003 d'une libération conditionnelle après une grève de la faim menée par son épouse, l'avocate et militante des droits de l'Homme Radhia Nasraoui. Le PCOT a appelé au boycott des élections présidentielle et législatives du 24 octobre 2004.

Vendredi 15 octobre 2004 : A l'approche des élections présidentielle et législatives prévues pour le 24 octobre 2004, Ahmed Nejib Chebbi, chef du Parti Démocratique Progressiste (PDP, opposition), a accusé jeudi l'administration de placer "des entraves" dans sa campagne électorale, citant notamment la saisie du manifeste électoral du PDP dont certains passages ont été considérés par l'administration comme étant de nature à "semer la discorde entre les citoyens ou diffamatoire à l'endroit d'institutions constitutionnelles" et Ahmed Nejib Chebbi d'ajouter "nous avons fait preuve de souplesse et accepté une reformulation des expressions incriminées, mais en vain". Le chef du Parti de l'Unité Populaire (PUP), Mohamed Bouchiha, s'est quant à lui félicité de la "bonne atmosphère, réfutant "l'étiquette qui lui est collée" par certaines parties de l'opposition qui "l'accusent d'être proche du pouvoir".

Lundi 18 octobre 2004 : Les Tunisiens ayant émigré ont commencé à voter pour élire leur président. Ils ont jusqu'au 23 octobre 2004 pour voter uniquement pour le scrutin présidentiel avec au choix 4 candidats dont le président sortant Zine El Abidine Ben Ali qui a procédé à un amendement constitutionnel afin de pouvoir se représenter pour un quatrième mandat de 5 ans. Les Tunisiens voteront le 24 octobre 2004 pour un scrutin législatif et présidentiel.

Samedi 23 octobre 2004 : Le Parti démocratique progressiste (PDP, dirigé par l'avocat Ahmed Nejib Chebbi) a annoncé jeudi soir son retrait des élections législatives prévues dimanche en Tunisie. Il était en lice dans 16 circonscriptions sur un total de 26 et avait appelé au boycottage de la présidentielle dont il était exclu d'office, ne disposant d'aucun député au Parlement. Rappelons que le 14 octobre 2004, Ahmed Nejib Chebbi avait accusé l'administration de placer "des entraves" dans sa campagne électorale, citant notamment la saisie du manifeste électoral du PDP. Voir notre édition du 15 octobre 2004. Enfin, l'intervention du représentant du PDP prévue jeudi à la télévision a été censurée, a indiqué Rachid Khéchana, membre du bureau politique du PDP indiquant "également "la pression" qu'aurait exercée les autorités tunisiennes sur la chaîne arabe Al-Jazeera pour annuler, selon lui, 2 interventions du PDP programmées lundi et mardi.

Lundi 25 octobre 2004 : 4,6 millions d'électeurs ont voté dimanche pour désigner les 189 députés du Parlement et choisir leur président pour un nouveau mandat de 5 ans. Déjà réélu en 1999 avec 99,44 % des suffrages, le président sortant Zine el Abidine Ben Ali est d'ores et déjà donné vainqueur avec un taux de participation de plus de 90 %. L'opposition a dénoncé "une mascarade". Zine al Abidine Ben Ali, au pouvoir depuis 17 ans, se présentait pour un quatrième mandat de 5 ans, grâce à une modification constitutionnelle.

Mardi 26 octobre 2004 : Le président Zine El Abidine Ben Ali a été réélu avec 94,48 % des suffrages contre 99,89 % en 1999, pour un quatrième mandat de 5 ans, selon les résultats officiels de l'élection présidentielle de dimanche publiés lundi à Tunis, la capitale. Son principal rival, Mohamed Ali Halouani, a dénoncé "une manipulation" et a refusé de reconnaître les résultats. Le scrutin a été qualifié de "crédible" par des observateurs de la Ligue arabe.

Vendredi 29 octobre 2004 : Le Conseil constitutionnel a validé jeudi les résultats des élections présidentielle et législatives qui se sont déroulées dimanche et qui ont vu la victoire du président sortant Zine El Abidine Ben Ali pour un 4ème mandat de 5 ans avec 94,48 % des voix. La candidature du Président Ben Ali n'a été possible que grâce à une modification de la constitution qui fixait à 3 les mandats présidentiels.

Mardi 2 novembre 2004 : Réélu pour un quatrième mandat de 5 ans avec 94,48 % des voix, le président Zine El Abidine Ben Ali a accordé lundi l'amnistie à "un certain nombre de détenus" à l'occasion du 17e anniversaire de son accession au pouvoir le 7 novembre 1987, selon un communiqué de l'agence de presse tunisienne TAP qui ne précise pas le nombre de détenus ayant bénéficié de cette mesure, ni si figurent parmi les libérés des prisonniers qui sont considérés par des organisations de droits de l'Homme comme des "prisonniers d'opinion". Estimés à 600, ces derniers sont pour la plupart des membres du mouvement islamiste interdit "Ennahda". Les autorités leur dénient la qualité de "prisonniers politiques" ou "d'opinion", faisant valoir qu'ils ont été condamnés pour des délits relevant du droit commun.

Vendredi 5 novembre 2004 : Dans une déclaration faite par téléphone à l'agence palestinienne Wafa à Tunis, le chef du département politique de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Farouk Kaddoumi, qui se trouve à Paris aux côtés du président palestinien, a démenti jeudi soir les informations, "mensongères" selon lui, faisant état de la mort de Yasser Arafat.

Mercredi 10 novembre 2004 : Le président Zine El Abidine Ben Ali a reçu lundi les 5 médecins tunisiens partis soigner le 23 octobre 2004 à Ramallah en Cisjordanie, le Président de l'Autorité Nationale Palestinienne Yasser Arafat, hospitalisé dans un état critique dans un hôpital militaire français depuis plus d'une semaine.

Jeudi 11 novembre 2004 : Après sa réélection pour un quatrième mandat de 5 ans rendue possible grâce à un amendement constitutionnel, le président Zine El Abidine Ben Ali, a effectué mercredi à un remaniement ministériel touchant notamment les ministères des affaires étrangères, de l'intérieur et de la défense. Le Premier ministre Mohamed Ghannouchi a été reconduit dans les fonctions qu'il occupe depuis 1999. Habib Ben Yahia, ministre des Affaires étrangères, quitte ses fonctions et est remplacé par le ministre de la Culture, Abdelbaki Hermassi. Rafik Belhaj Kacem, ancien conseiller de Ben Ali est désigné ministre de l'Intérieur. Il succède à Hédi Mhenni nommé, quant à lui, à la Défense, où il remplacera Dali Jazi en poste depuis 13 ans

Vendredi 12 novembre 2004 : Le Président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a annoncé qu'il se rendra vendredi au Caire pour assister à la cérémonie officielle des obsèques du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat. Un deuil de 3 jours a été décrété dans le pays où les drapeaux ont été mis en berne à l'annonce du décès du Président palestinien. Yasser Arafat avait trouvé refuge en Tunisie pendant 12 ans lors de l'invasion du Liban, en 1982, par l'armée israélienne. Les cérémonies prévues ce week-end à l'occasion de la célébration de l'Aïd Ességhir, fête musulmane marquant la fin du mois de jeûne du Ramadan, ont été annulées par les autorités "en témoignage de compassion avec le peuple palestinien en cette douloureuse circonstance".

Jeudi 18 novembre 2004 : Dans un discours devant la Chambre des députés, le président Zine El Abidine Ben Ali a déclaré qu'il s'engageait à "garantir les libertés et les droits de l'Homme, dans le texte comme dans la pratique" avec une "volonté inébranlable d'asseoir la démocratie et le pluralisme dans le paysage politique national". Rappelons que le Président Ben Ali a été réélu lors de l'élection présidentielle du 24 octobre 2004, avec 94,48 % des suffrages contre 99,89 % en 1999, pour un quatrième mandat de 5 ans, après une modification de la constitution pour lui permettre de se représenter. ** Selon le journal "Assabah", les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le pays, et notamment la presqu'île du Cap Bon dans le nord-est accompagnées de vents très violents atteignant 140 km/heure ont causé la mort de 9 personnes et blessé au moins 70. Les dégâts matériels sont très importants et l'agriculture ravagée.

Vendredi 26 novembre 2004 : L'Association de défense des Tunisiens à l'étranger (ADTE) a dénoncé jeudi la "vague de xénophobie qui frappe la communauté maghrébine établie en Corse" après qu'une famille tunisienne de Calvi en Corse ait été "lâchement agressée en pleine nuit par une bande de racistes". L'association déplore également les inscriptions racistes figurant sur plusieurs murs de la ville. Pour l'ADTE, il s'agit "d'actes barbares d'un autre temps."

Mardi 30 novembre 2004 : Dans une déclaration publiée lundi à l'occasion de la Journée mondiale de solidarité avec le peuple palestinien, le gouvernement estime que la disparition du Président de l'Autorité Nationale Palestinienne, Yasser Arafat, décédé le 11 novembre 2004 dans un hôpital militaire près de Paris, rend "plus que jamais nécessaire la défense des droits palestiniens inaliénables, auxquels le leader palestinien a consacré sa vie". En 1977, l'Assemblée générale de l'ONU a demandé que soit célébrée chaque année, le 29 novembre, la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien (résolution 32/40 B). Ce jour marque l'adoption, en 1947, par l'Assemblée générale de la résolution sur le partage de la Palestine (résolution 181 (II)). La Tunisie, qui préside actuellement la Ligue arabe, appelle à la relance des efforts pour un règlement pacifique au Proche-Orient, exhortant le Quartet (USA, Russie, Union Européenne, ONU) à oeuvrer davantage pour l'aboutissement de la "Feuille de route", plan de paix international élaboré par le Quartet.

Samedi 4 décembre 2004 : La communauté juive de Tunis a annoncé vendredi le décès du grand Rabbin de Tunis, Ahïn Madar, des suites d'une longue maladie.

Mercredi 8 décembre 2004 : Invité du colloque organisé à Tunis sur "le dialogue des religions monothéistes", le Grand Rabbin de France, Joseph Sitruk, a salué mardi à Tunis l'esprit de tolérance du peuple tunisien, se félicitant de voir que, dans ce pays arabe, "les juifs sont heureux et respectés, et vivent en très bonne intelligence avec leurs frères musulmans" estimant avoir sous les yeux "un exemple en matière de cohabitation dont le monde devrait s'inspirer, parce qu'il montre combien on peut être différent, se respecter et vivre ensemble". Joseph Sitruk a été reçu par président tunisien Zine El Abidine Ben Ali.

Jeudi 9 décembre 2004 : Ce pays a signé auprès de l'Agence Française de Développement une convention de prêt de 30 millions d'euros destinés à un programme de mise à niveau des entreprises tunisiennes. ** Une autre convention a été également signée avec le Fonds Français pour l'Environnement mondial (FFEM) allouant une subvention d'1,4 millions d'euros pour la création d'une aire protégée marine et côtière (format pdf) de l'archipel de la Galite.

Vendredi 10 décembre 2004 : Le vice-président de la BEI (Banque européenne d'investissement), Philippe de Fontaine Vive, et le ministre tunisien du Développement et de la Coopération internationale, Mohamed Jouini, ont inauguré jeudi à Tunis la première antenne de cette banque, appelée FEMIP (Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat). Ce bureau est essentiellement destiné à favoriser le développement des entreprises en Tunisie, principalement dans les activités innovantes, pour créer des emplois pour les jeunes. La BEI a octroyé un prêt de 25 millions d'euros à la caisse tunisienne des prêts et de soutien des collectivités locales visant à améliorer la qualité et l'accès aux infrastructures et services publics, en coopération avec la Banque Mondiale et l'Agence française de développement (AFD).

Lundi 20 décembre 2004 : Lors de la conférence générale de l'Organisation arabe de l'éducation, la science et la culture (ALECSO) dont les travaux se sont achevés samedi à Tunis, la capitale, le directeur général de l'UNESCO, le Japonais Koïchiro Matsuura, a fait part de sa "très vive inquiétude" quant à la réelle capacité de la communauté internationale d'atteindre les objectifs de l'éducation pour tous fixés par le forum mondial tenu à Dakar au Sénégal en avril 2000, en particulier celui de l'éducation primaire universelle en 2015. Il a rappelé qu'à l'exception de quelques rares pays dont la Tunisie et le Yémen, l'Afrique subsaharienne continue de souffrir d'un taux d'analphabétisme très élevé parmi les populations adultes. De même, les disparités entre les sexes à tous les niveaux de l'éducation y sont parmi les plus élevées du monde.




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