SOMMAIRE

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Haiti n'existe pas : 1804-2004, deux cents ans de solitude de Christophe Wargny
Haïti, 1804-2004 : Entre mythes et et réalités de Yves Saint-Gérard
Haïti et la France : Rapport à Dominique à Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères de Régis Debray, Collectif

 
Jeudi 1er janvier 2004 : Ouverture ce jeudi des cérémonies du 200ème anniversaire de l'indépendance de l'île. Les anciens esclaves d'Haïti avaient été victorieux des troupes napoléoniennes. Le Quai d'Orsay a annoncé que la France sera représentée par le député Edouard Landrain, président du groupe d'amitié France-Haïti à l'Assemblée nationale. Plus de détails : Conférence pour le bicentenaire d'Haïti ; Claude Ribbe : le bicentenaire d’Haïti doit être fêté et célébré par la diaspora dans le monde entier ; Agenda officiel 2004 du Bicentenaire d'Haïti par l'Ambassade d'Haïti à Washington.

Vendredi 2 janvier 2004 : Lors de la commémoration du 200ème anniversaire de l'indépendance de l'île (colonisée par la France), plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté pour demander la démission du président Aristide. Haïti est l'un des pays les plus pauvres du monde avec un taux de chômage de 70 %. L'opposition accuse le président Jean-Bertrand Aristide, premier président élu démocratiquement en 1990, de corruption et de détournement de fonds. Jean-Bertrand Aristide avait été chassé du pouvoir le 30 septembre 1991 par le général Cédras. Il s'était réfugié au Vénézuela puis avait obtenu l'asile politique aux Etats-Unis. Il avait repris le pouvoir en 1994 grâce à l'aide des Etats-Unis et de l'ONU. Plus de détails : Profil de Jean-Bertrand Aristide ; Jean-Bertrand Aristide, un président controversé ; Haïti un pays dans l'impasse ; La Présidence d'Haïti ; Haïti : repères événementiels.

Samedi 3 janvier 2004 : 8 personnes ont été blessées vendredi à Port-au-Prince, la capitale, pendant les manifestations organisées contre le président Jean-Bertrand Aristide, et qui a réuni plusieurs milliers de personnes, à l'occasion de la commémoration du 200ème anniversaire de l'indépendance de l'île. La police anti-émeutes est intervenue à coups de gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

Jeudi 8 janvier 2004 : Des affrontements avec des partisans du président Aristide ont eu lieu mercredi au cours d'une manifestation d'étudiants à Port-au-Prince pour demander la démission du chef de l'Etat où 9 personnes ont été blessées.

Vendredi 9 janvier 2004 : L'opposition et la société civile ont lancé jeudi une grève nationale de 48 heures pour forcer le président Aristide à la démission. Les manifestations de mercredi à Port-au-Prince ont été émaillées d'actes de violence qui ont fait 2 morts et une trentaine de blessés.

Mercredi 14 janvier 2004 : Le mandat des 83 membres de la Chambre des députés et des deux-tiers des 27 sénateurs a échu lundi à minuit. Il n'a pu être renouvelé, des élections n'ayant pu être organisées suite à la crise politique qui paralyse le pays depuis les dernières législatives de mai 2000 contestées par l'opposition. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté lundi pacifiquement à Port-au-Prince pour demander la démission du président Aristide. Présent au sommet de l'OEA à Monterrey au Mexique, le président Aristide s'est engagé à "organiser des élections législatives dans les 6 prochains mois".

Jeudi 15 janvier 2004 : Les émetteurs de 8 stations de radio, toute tendance confondue, ont été sabotés mardi par un commando d'hommes armés et cagoulés. Les radios ont dû cesser leurs émissions.

Lundi 19 janvier 2004 : Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Port-au-Prince pour demander la démission du président Jean-Bertrand Aristide. Des affrontements ont opposé partisans et opposants au président faisant 6 blessés.

Mardi 20 janvier 2004 : Un groupe d'hommes armés a incendié dans la nuit de dimanche à lundi 2 radios privées de la ville de Saint-Marc. Reporters sans Frontières (RSF) a appelé "tous les groupes politiques à faire baisser la tension et à garantir le respect de la liberté de la presse". ** Belfond Aristide, un ancien journaliste, membre de l'opposition, a été grièvement blessé par balles vendredi soir aux Gonaïves dans un attentat qui n'a pas été revendiqué. Selon certaines sources, les auteurs de l'attentat se seraient trompés de cible car Belfond Aristide abritait chez lui un responsable de la police de la ville.

Mercredi 28 janvier 2004 : 15 000 personnes ont manifesté pacifiquement mardi à Port-au-Prince la capitale pour demander la démission du président Aristide. Lundi, un passant a été tué par balles lors d'affrontements entre policiers et manifestants.

Jeudi 29 janvier 2004 : Un étudiant a été tué mercredi devant le Consulat des Etats-Unis à Port-au-Prince, la capitale, par "des projectiles de gaz lacrymogènes" qui l'ont touché au dos et provoqué une hémorragie interne, selon des sources hospitalières, lors d'une manifestation demandant la démission du président Aristide.

Lundi 2 fevrier 2004 : De nombreuses manifestations se sont déroulées dimanche dans la capitale Port-au-Port pour protester contre le décret du président Jean-Bertrand Aristide visant à interdire les manifestations de rue. 2 femmes et un enfant ont été blessés samedi au cours d'une manifestation d'opposition au président Aristide. ADDENDA : Dans notre édition du 28 janvier 2004, "HAITI", il fallait lire : "Un passant a été tué lundi par balles et 3 autres blessés dans la ville des Gonaïves lors d'affrontements entre policiers et opposants au président Aristide".

Jeudi 5 fevrier 2004 : Selon plusieurs radios privées, lors d'une manifestation d'opposition au président Jean-Bertrand Aristide, mardi, dans la ville d'Ouanaminthe dans le nord-est du pays, un adolescent a été tué par la police. Plusieurs personnes, dont le nombre reste indéterminé, ont été blessés par balles.

Samedi 7 février 2004 : Le commissariat et une prison de la ville des Gonaïves ont été pris d'assaut jeudi par des manifestants qui demandent la démission du président Aristide. Les affrontements ont fait, selon un bilan de la Croix Rouge, 11 morts et une vingtaine de blessés.

Lundi 9 février 2004 : Les forces de police ont tenté de reprendre la ville des Gonaïves, la quatrième ville du pays, en état d'insurrection depuis jeudi. De violents affrontements ont opposé les membres du Front de Résistance, opposants au président Aristide et la police. 14 policiers auraient été tués. Le nombre de blessés reste indéterminé et la situation très confuse.

Mardi 10 février 2004 : Les opposants au président Aristide se sont emparés de 9 villes du pays. Selon un bilan hospitalier provisoire au moins 40 personnes ont été tuées depuis jeudi, date du début de l'insurrection qui a débuté par la ville des Gonaïves. La France et l'ONU ont appelé à un arrêt des violences.

Jeudi 12 février 2004 : La police a annoncé avoir repris le contrôle de 3 des 11 villes insurgées aux mains des opposants au président Aristide. Les partisans d'Aristide continuent de bloquer l'entrée de la deuxième ville du pays, Cap Haïtien, aux mains de l'opposition. Pillages et scènes de violence se succèdent. Depuis jeudi ce sont 42 personnes qui ont trouvé la mort dans ces actions violentes. Le bilan est provisoire. On ne connaît pas le nombre de blessés suite à la confusion qui règne sur place. Les Etats-Unis appellent leurs ressortissants à quitter le pays et réduisent leur personnel diplomatique sur place. Le PAM (Programme Alimentaire Mondial) s'est inquièté des barrages qui entravent la distribution de l'aide alimentaire à plus de 268 000 personnes (dont 87 000 personnes gravement affectées par la sécheresse et les inondations chroniques, 90 000 enfants en âge scolaire et 91 000 personnes vulnérables, femmes enceintes, mères allaitantes ou orphelins du sida )

Vendredi 13 février 2004 : Les partisans du président Aristide ont érigé des barricades et enflammé des pneus dans la capitale Port-au-Prince pour empêcher une manifestation des opposants au président qui a été finalement annulée dans "la crainte d'escalade". 49 personnes ont trouvé la mort en une semaine de violences. Dans une conférence de presse, le président Aristide a réaffirmé qu'il ne "quitterait le Palais que le 7 février 2006", date de la fin de son mandat.

Samedi 14 février 2004 : Le Coordonnateur Résident des Nations Unies en Haïti, Adama Guindo, a, au cours d'une conférence de presse à Port-au-Prince, lancé un appel à toutes les parties "à respecter les principes humanitaires relatifs à la protection de civils et le caractère inviolable des centres hospitaliers" et demandé "la création d'un couloir humanitaire qui permettrait l'accès de l'aide aux populations vulnérables dans plusieurs départements du pays". La communauté haïtienne établie en Floride a demandé au président Bush d'accorder un "statut temporaire protégé" aux réfugiés qui fuient les violences dans leur pays.

Mardi 17 février 2004 : Les manifestations demandant la démission du président Aristide se poursuivent dans tout le pays. A Saint Marc à une centaine de km au nord de la capitale Port-au-Prince, 2 militants du Ramicos (Rassemblement des militants conséquents de Saint-Marc, opposition armée) ont été tués alors qu'ils tentaient d'échapper à des partisans du président Aristide. A Hinche, dans le centre du pays, un commissariat a été attaqué. 2 personnes, dont le directeur départemental de la police, ont été tuées et 2 enfants blessés.

Jeudi 19 février 2004 : Le premier ministre Yvon Neptune a demandé à la communauté internationale d'intervenir en Haïti. L'insurrection a gagné une bonne partie du pays. L'ambassadeur américain à Port-au-Prince a d'ores et déjà indiqué que les Etats-Unis "ne reconnaîtront pas en Haïti un gouvernement qui aurait pris le pouvoir par la force".

Vendredi 20 février 2004 : Paul Denis, porte-parole de l'Organisation du Peuple au combat (OPL), parti d'opposition au président Aristide, a rejeté mercredi toute intervention étrangère destinée à maintenir le président Jean-Bertrand Aristide au pouvoir. ** La compagnie aérienne canadienne Air Transa a annoncé mercredi qu'elle suspendait jusqu'à la fin avril sa liaison hebdomadaire entre Montréal et Port-au-Prince pour "des raisons de sécurité". ** L'insurrection en est à son 14ème jour et le président Aristide a indiqué qu'il "était prêt à donner sa vie pour défendre Haïti plutôt que démissionner". Le Pentagone a annoncé l'envoi sur le terrain d'une équipe d'experts chargée d'évaluer la "situation sécuritaire" dont celle des diplomates américains.

Samedi 21 février 2004 : Les insurgés du nord-ouest du pays ont nommé à la tête de leur rebellion, Front révolutionnaire national pour la libération d'Haïti, un commandant en chef en la personne d'un ancien commissaire de police, Guy Philippe, de retour en Haïti. Plus de détails : Guy Philippe ne sera pas livré aux autorités haïtiennes. ** Les heurts entre partisans et opposants au président Aristide ont déjà fait plus de 60 morts. ** Une délégation ministérielle composée du secrétaire d'Etat adjoint américain chargé de l'Amérique latine, Roger Noriega, et des représentants du Canada, de la France et de la Communauté des pays des Caraïbes (Caricom), doit arriver samedi à Port-au-Prince pour faire pression sur le président et l'opposition et obtenir leur adhésion à un plan politique international qui prévoit la nomination d'un premier ministre" neutre et indépendant jouissant de la confiance de la population". Jean-Bertrand Aristide resterait chef de l'Etat jusqu'à la fin de son mandat, en février 2006, s'il accepte d'entreprendre de profondes réformes. ** L'ONU craint une "catastrophe humanitaire" après que des rebelles aient entièrement coupé plusieurs routes principales du reste de l'île. Des milliers de personnes dans le nord du pays sont sans nourriture et sans médicaments.

Lundi 23 février 2004 : Les opposants au président Aristide ont pris dimanche la seconde ville du pays, Cap Haïtien où le quartier général de la police a été pillé et saccagé. ** Le président Jean-Bertrand Aristide a accepté dimanche le plan international de réglement politique de la crise alors que l'opposition ne l'a ni rejeté ni accepté, différant sa réponse à lundi. Elle a toutefois indiqué que tout plan devra inclure le départ du président Aristide. Selon le porte-parole de la "Convergence démocratique", "Jean Bertrand Aristide est le responsable direct de la violence en Haïti car il a distribué des armes, a créé des gangs armés pour terroriser la population, intimider les partis politiques et faire taire toute opposition." ** Les étrangers commencent à quitter l'île. La communauté étrangère en Haïti compte quelque 23 000 personnes, dont 20 000 Américains bi-nationaux, 1 600 Français et 1000 Canadiens.

Mardi 24 février 2004 : Alors que le président Aristide a accepté le plan international de réglement de la crise politique tout en refusant catégoriquement de négocier avec les "insurgés", l'opposition a présenté un contre plan demandant le départ du président haïtien avant le 18 mars 2004. Le plan international prévoit la nomination d'un premier ministre" neutre et indépendant jouissant de la confiance de la population" Jean-Bertrand Aristide resterait chef de l'Etat jusqu'à la fin de son mandat, en février 2006, s'il accepte d'entreprendre de profondes réformes. ** Les insurgés ont pris le commissariat de la ville de Mirebalais, à une cinquantaine de km à l'est de Port-au-Prince. Guy Philippe le commandant en chef des insurgés (voir notre édition du 21 février 2004) affirme qu'il "sera dans la capitale avant 2 ou 3 jours si le président Aristide ne quitte pas le pouvoir". ** Après les Etats-Unis, la France a demandé à ses ressortissants "non indispensables" de quitter sans délai le pays. Une cinquantaine de "Marines" américains ont débarqué lundi à Port-au-Prince pour protéger l'ambassade des Etats-Unis.

Jeudi 26 février 2004 : Guy Philippe, le commandant en chef des insurgés, a installé son quartier général dans un grand hôtel de la seconde ville du pays Cap Haïtien tombée dimanche entre leurs mains. Il a indiqué qu'il marcherait avec ses troupes sur la capitale Port-au-Prince dans les prochains jours si le président Aristide ne donnait pas démission. Il a déployé ses forces dans la ville pour tenter de mettre un terme aux pillages. ** Un entrepôt des Nations Unies qui stockait près de 800 tonnes d'aide alimentaire destinée aux enfants des écoles, hôpitaux et personnes vulnérables a été entièrement pillé mercredi. Des responsables du PAM (Programme Alimentaire Mondial) ont fait part de 'leurs regrets et de leur préoccupation" quant à la situation des personnes pauvres qui ne fait que se dégrader à cause des barrages érigées sur les routes principales qui entravent toute distribution de vivres.

Vendredi 27 février 2004 : Le commandant en chef des insurgés, Guy Philippe, a annoncé jeudi qu'il marchera sur la capitale Port-au-Prince pour y arrêter le président Aristide et le juger pour "haute trahison".

Samedi 28 février 2004 : Alors que la France presse le président Aristide de quitter le pouvoir pour former un gouvernement de réconciliation nationale, les insurgés ne sont plus qu'à une quarantaine de km de la capitale Port-au-Prince où des bandes se livrent à des pillages. Des partisans du président Aristide ont dressé des barricades autour du palais présidentiel pour protéger Jean-Bertrand Aristide qui a une nouvelle fois rejeté la proposition française et réaffirmé qu'il ne quittera son poste que le 7 février 2005, date de la fin de son mandat. Plus de détails : brève chronologie des événements survenus en Haïti (mi-décembre 2002-7 février 2003, pdf) ; les forces d'occupation américaines quittent Haïti laissant un pays en ruines ; les causes de la permanence de la crise en Haïti.

Lundi 1er mars 2004 : Le président Aristide a démissionné "pour éviter un bain de sang" et a quitté le pays pour se réfugier en République dominicaine. Les autorités dominicaines ont démenti cette information. Il compterait demander l'asile politique au Maroc, Taïwan ou au Panama. Le président de la Cour suprême d'Haïti, Boniface Alexandre, a annoncé qu'il assurait l'intérim de la présidence à la suite du départ de Jean-Bertrand Aristide, comme le stipule la Constitution. Le Parlement doit maintenant approuver l'intérim. Rappelons toutefois que le mandat des 83 membres de la Chambre des députés et des deux-tiers des 27 sénateurs était arrivé à terme le 12 janvier 2004 à minuit. Il n'a pu être renouvelé, des élections n'ayant pu être organisées suite à la crise politique qui paralyse le pays depuis les dernières législatives de mai 2000 contestées par l'opposition. James Foley, ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, a indiqué dimanche que "des forces militaires internationales, américaines notamment, vont arriver rapidement en Haïti pour commencer à restaurer un sentiment de sécurité". La capitale est livrée à des bandes de pillards et les opposants et partisans du président Aristide s'affrontent. Il y aurait au moins 5 morts et de nombreux blessés. Des troupes canadiennes ont pris le contrôle de l'aéroport de Port-au-Prince dans le cadre d'une opération de restauration de la sécurité dans cette zone. Le président américain Bush a ordonné l'envoi d'un contingent de Marines, premiers éléments d'une force multinationale pour aider au rétablissement de l'ordre. Washington a demandé également une réunion urgente du Conseil de Sécurité de l'ONU pour voter une résolution visant à un "soutien international pour une transition pacifique." Plus de détails : brève chronologie des événements survenus en Haïti (mi-décembre 2002-7 février 2003, pdf) ; les forces d'occupation américaines quittent Haïti laissant un pays en ruines ; les causes de la permanence de la crise en Haïti.

Mardi 2 mars 2004 : Alors que les partisans du président Aristide accusent les Etats-Unis "d'avoir forcé le président à démissionner et à fuir le pays", le Pentagone et la Maison-Blanche ont "démenti catégoriquement tout enlèvement". ** Les insurgés ont été accueillis par une population en liesse dans la capitale Port-au-Prince toujours aux prises à des bandes armées qui se livrent aux pillages. ** Des troupes américaines, canadiennes et françaises sont arrivées sur place pour rétablir l'ordre conformément à une résolution du conseil de sécurité de l'ONU qui approuve l'envoi d'une force militaire internationale chargée de rétablir l'ordre. Sa mission aura une durée de 3 mois. Les chefs des rebelles ont rencontré dans un hôtel des représentants de l'opposition. REP. CENTRAFRICAINE : La Radio nationale a annoncé que le président haïtien Jean-Bertrand Aristide est arrivé lundi dans la capitale Bangui, avec sa femme et 3 autres personnes.

Mercredi 3 mars 2004 : Les troupes américaines se sont déployées mardi dans le port de Port-au-Prince armées de missiles sol-sol où des pillards avaient écumé la zone ce week-end. ** Le commandant en chef des insurgés Guy Philippe a appelé les partisans du président Aristide à déposer les armes. ETATS-UNIS : Dans un entretien téléphonique avec l'Associated Press, Jean-Bertrand Aristide, le président haïtien en exil en République centrafricaine, qui a été mis en contact avec l'agence de presse par le pasteur américain, Jesse Jackson, a affirmé avoir "été obligé de quitter le pays par l'armée américaine". Washington a aussitôt démenti cette information. Le pasteur noir Jesse Jackson a aussitôt appelé le Congrès à ouvrir une enquête pour savoir si les Etats-Unis, et plus particulièrement la CIA, ont joué un rôle dans l'insurrection qui a conduit à l'exil de Jean-Bertrand Aristide tout en appelant les journalistes à enquêter sur la provenance des armes détenues par les insurgés d'Haïti.

Jeudi 4 mars 2004 : Des affrontements ont opposé mercredi des partisans et des opposants au président Aristide dans un bidonville de Port-au-Prince. Selon des journalistes présents sur place il y aurait eu une trentaine de morts depuis dimanche. Les soldats américains ont débuté leurs opérations de restauration de l'ordre en arrêtant des rebelles qui pourchassaient des partisans du président Aristide. Le commandant en chef des insurgés, Guy Philippe, qui s'est proclamé "chef militaire d'Haïti", a annoncé que ses troupes allaient déposer leurs armes. Plusieurs centaines de personnes favorables au président haïtien en exil ont manifesté devant le palais présidentiel protégé par les forces américaines demandant "le retour d'Aristide". ** Le premier ministre Yvon Neptune, proche du président Aristide, a annoncé mercredi l'instauration de l'état d'urgence dans tout le pays en raison "de nombreux groupes illégaux (qui) sèment la terreur dans la capitale sous le fallacieux prétexte de porter secours à la police nationale qu'ils veulent en fait humilier et démobiliser" ajoutant que depuis le départ en exil du président Jean Bernard Aristide, "des actes de vandalisme et de pillage tant de résidences privées que de biens appartenant à l'Etat ont été évalués à plus de 300 millions de dollars".

Vendredi 5 mars 2004 : Le porte-parole de l'opposition, et ancien maire de Port-au-Prince, Evans Paul, a annoncé dans une interview qu'une "procédure judiciaire" pourrait être engagée "très bientôt" à l'encontre du président déchu Jean-Bertrand Aristide indiquant que le président haïtien "est impliqué dans des crimes, dans des détournements de fonds". Il a précisé que l'opposition devait "avoir une rencontre formelle" vendredi matin avec "Guy Philippe et ses associés", chef des insurgés qui s'est proclamé "chef militaire d'Haïti" et également "chef de la police". ** Le président par intérim, Boniface Alexandre, a nommé Léonce Charles à la tête de la police, l'ancien chef des garde-côtes haïtiens qui a été formé aux Etats-Unis. ** La Communauté des Etats Caraïbes (Caricom), a proposé mercredi une enquête "indépendante" sur la démission de l'ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide. Washington est accusé "d'avoir forcé le président à démissionner et à fuir le pays".

Samedi 6 mars 2004 : En exil en République centrafricaine, le président Jean-Bertrand Aristide, a accusé" la France de complicité dans son kidnapping politique" et indiqué qu'il voulait "à tout prix rentrer à Haïti." La France a démenti "toute implication". ** Les forces américaines ont débuté leurs patrouilles dans la capitale Port-au-Prince, Cap Haïtien et Les Gonaïves dans le but de restaurer la sécurité. De nombreux quartiers sont toutefois sous le contrôle des partisans du président Aristide, "les Chimères", et restent inaccessibles. Les insurgés ont promis de déposer les armes. ** Les Etats-Unis ont accepté de prendre le commandement des forces de maintien de la paix déployées dans le pays. ** Plusieurs milliers de personnes ont manifesté vendredi à Port-au-Prince pour réclamer le retour du président Aristide et dénoncer "l'occupation de l'île par les soldats américains et français".

Lundi 8 mars 2004 : Deux manifestations des partisans et des opposants du président Aristide ont été organisées dimanche dans la capitale Port-au-Prince. Un dispositif important de sécurité auquel s'est joint les 2 700 hommes des troupes de maintien de la paix composées de soldats américains, français et chiliens, a été mis en place. Des heurts se sont produits dimanche lors d'une manifestation de plusieurs dizaines de milliers de personnes qui célébraient "la chute du président Aristide". Selon des témoins des partisans du président déchu ont tiré sur les manifestants. Il y aurait 4 morts et 19 blessés dont 4 journalistes selon un bilan provisoire. Un caméraman étranger qui travaillait pour la chaîne de télévision espagnole Antena 3 fait partie des victimes. Le chef des insurgés, Guy Philippe, qui s'est proclamé chef des Armées, a indiqué qu'après ces violences, ses troupes reprendraient les armes.

Mardi 9 mars 2004 : Alors que les bandes de pilleurs continuent d'écumer la capitale Port-au-Prince, en s'en prenant notamment à une zone industrielle où tout a été emporté, Boniface Alexandre, le président de la Cour suprême chargé d'assurer la présidence provisoire du pays, selon la constitution, a été officiellement investi lundi dans ces fonctions.

Mercredi 10 mars 2004 : Les soldats américains, qui font partie des 2 500 soldats d'une force internationale composée également de Français, de Canadiens et de Chiliens, chargés du maintien de la paix, ont abattu mardi à Port-au-Prince un homme au volant de sa voiture qui selon eux, n'a pas voulu s'arrêter à un barrage routier.

Jeudi 11 mars 2004 : Le Conseil des Sages, formé de 7 représentants de plusieurs secteurs de la société haïtienne, a désigné mardi au poste de premier ministre, Gérard Latortue (69 ans). Il succède à Yvon Neptune. Avocat et économiste qui a occupé le poste de ministre des Affaires étrangères sous la présidence de Leslie Manigat, il a quitté Haïti lorsque Leslie Manigat a été renversé par un coup d'Etat militaire en 1988. Il vit depuis en exil à Miami, aux Etats-Unis où il travaille comme "consultant d'affaires". ** 2 Haïtiens ont été abattus à Port-au-Prince dans la nuit de mardi à mercredi par les soldats américains qui, selon un porte-parole militaire, ont "répliqué à des tirs hostiles".

Vendredi 12 mars 2004 : Plus d'un millier de partisans du président Aristide en exil en République Centrafricaine ont manifesté jeudi à Port-au-Prince scandant des slogans tels que "Aristide doit revenir", "Bush terroriste" ou "Arrêter Jim Foley pour enlèvement" (NDLR. l'ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince accusé d'avoir préparé l'enlèvement de Jean-Bertrand Aristide). La police a dispersé la manifestation à coups de gaz lacrymogènes. Le premier ministre, Gérard Latortue, de retour dans son pays mardi après un exil de 16 ans à Miami aux Etats-Unis, a rencontré jeudi le président par intérim, Boniface Alexandre. Il doit former un gouvernement d'union nationale d'ici samedi.

Samedi 13 mars 2004 : Le nouveau premier ministre Gérard Latortue (69 ans) a prêté serment vendredi à Port-au-Prince. Il a critiqué la décision de la Jamaïque d'accueillir pendant 8 à 10 semaines l'ancien président haïtien, Jean-Bertrand Aristide, actuellement en exil en République centrafricaine.

Lundi 15 mars 2004 : Le général Myers, chef d'état-major interarmées américain, a effectué samedi une visite surprise de plus de deux heures à Port-au-Prince où il a rencontré des responsables politiques locaux et le contingent américain de 1 600 hommes sur les 2 600 que compte la force internationale de stabilisation. ** Le porte-parole du contingent américain a annoncé samedi que 2 Haïtiens ont été tués lorsque les troupes américaines ont répliqué à des tirs dans un quartier de la capitale aux mains des partisans du président Aristide.

Mardi 16 mars 2004 : Dès l'arrivée du président Aristide en Jamaïque, le nouveau premier-ministre Gérard Latortue a gelé ses relations diplomatiques avec la Jamaïque et a rappelé l'ambassadeur d'Haïti à Kingston. ** Un soldat américain a été blessé par des tirs au cours d'une patrouille à Port-au-Prince. Ses jours ne seraient pas en danger selon un communiqué militaire.

Mercredi 17 mars 2004 : Après l'arrivée du président Aristide en Jamaïque, le premier ministre Gérard Latortue a jugé la décision de la Jamaïque "d'inacceptable" et "qu'Aristide a l'intention de destabiliser Haïti".

Jeudi 18 mars 2004 : Le nouveau gouvernement a été investi mercredi sur fond de critiques. Il sera composé de 13 membres dont 3 femmes, et de 6 secrétaires d'état, la plupart technocrates issus des opposants au président Aristide. Ce gouvernement de transition sera en place pendant un an et demi, 2 ans avant l'organisation d'élections législatives. ** Des soldats français ont commencé à ériger des barrages en vue de désarmer la population civile dans un bidonville de la capitale Port-au-Prince aux mains des partisans du président Aristide.

Samedi 20 mars 2004 : La France a envoyé 400 soldats supplémentaires qui se sont déployés dans le nord du pays afin de sécuriser la zone et permettre aux organisations humanitaires de reprendre leurs distributions de vivres aux populations dans le besoin. 400 soldats canadiens sont également attendus pour la semaine prochaine.

Lundi 22 mars 2004 : Le premier ministre Gérard Latortue a effectué une visite samedi dans la ville du Gonaïves, dont il est originaire, et départ de la grave insurrection qui a abouti à la démission du président Aristide. Plusieurs milliers de personnes l'ont accueilli. Il leur a promis "une vie meilleure".

Samedi 27 mars 2004 : Le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, se rendra le 1er avril 2004 dans ce pays dans le but de "faire le point sur la relation franco-haïtienne" selon un communiqué publié par le Quai d'Orsay.

Vendredi 2 avril 2004 : Le gouvernement haïtien et l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) ont signé, le 30 mars un accord d'assistance d'urgence de 179 000 dollars dans le cadre de la lutte contre la maladie du charbon. Une vaste campagne de vaccination animale va être lancée. 700 000 familles seront bénéficiaires du projet. 600 000 têtes d'animaux seront vaccinées.

Samedi 3 avril 2004 : Le mouvement estudiantin haïtien annonce une mobilisation contre la présence des marines à l'Université Populaire de Tabarre au nord de la capitale Port-au-Prince, transformée en base militaire. Les étudiants de la Faculté des Sciences Humaines, lieu de la résistance contre le régime de l'ancien président Jean Bertrand Aristide, ont déclaré le 30 mars à la presse qu'ils n'accepteront pas qu'un espace universitaire soit consacré à des activités militaires. Cette université sert actuellement de quartier général à la force internationale composée de plus de 3 000 militaires américains, français, canadiens et chiliens, sous le commandement du général américain Ronald Coleman qui a indiqué que les soldats étrangers présents sur le territoire haïtien depuis le 29 février, date de la démission et du départ pour l'exil d'Aristide, ne constituaient pas "une force d'occupation". (Source Alterpresse, Réseau alternatif haïtien d'information)

Mardi 6 avril 2004 : Le secrétaire d'état américain Colin Powell est arrivé lundi à Port-au-Prince où il a rencontré le premier ministre Gérard Latortue, ex-fonctionnaire aux Nations Unies. Visite qui a pour but de faire pression sur les nouveaux dirigeants du pays pour qu'ils ne confient pas de responsabilités aux chefs rebelles de l'insurrection de février, soupçonnés de violations des droits de l'Homme.

Mercredi 7 avril 2004 : Jocelerme Privert, ministre de l'Intérieur sous la présidence de Jean-Bertrand Aristide, a été arrêté mardi par la police. Il est accusé d'avoir commandité les meurtres de plusieurs opposants au président Aristide à Saint Marc dans le nord du pays.

Jeudi 8 avril 2004 : A l'issue d'une mission de deux semaines dans le pays, une délégation de l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International a exhorté mercredi les nouveaux dirigeants haïtiens "à prendre des mesures pour éviter les violations des droits de l'Homme et à cesser les opérations de représailles contre les membres du gouvernement du président déchu Jean-Bertrand Aristide." Selon Amnesty, au moins 4 collaborateurs de l'ancien chef d'Etat ont été enlevés, tandis que des citoyens ont été attaqués ou harcelés depuis le départ d'Aristide, le 29 février 2004. Amnesty International a appelé le gouvernement à agir contre les rebelles ayant commis des exactions. Le Premier ministre Gérard Latortue les a qualifiés de "combattants de la liberté" et s'est affiché publiquement avec certains chefs rebelles. Selon la responsable de la délégation, Yvonne Terlingen, "En arrêtant uniquement les partisans du (parti) Lavalas, le gouvernement envoie le mauvais message. Le gouvernement "n'a pas agi de quelque manière que ce soit contre un certain nombre d'auteurs d'exactions qui lui sont associés". La délégation a interrogé plus d'une centaine de personnes, mais n'a pu avoir accès aux prisonniers. ** Le Premier ministre de la République d'Haïti a annoncé hier à Port-au-Prince qu'un accord sur la tenue d'élections générales (municipales, législatives et présidentielles) en 2005 avait été signé dimanche 4 avril au soir entre les représentants des partis politiques et le gouvernement. Cet accord prévoit que le nouveau président pourra entrer en fonctions au plus tard le 7 février 2006, date à laquelle expirait le mandat de l'ancien président Aristide.

Samedi 10 avril 2004 : Un groupe de la force internationale de maintien de la paix composé de soldats américains et français a arrêté vendredi 2 anciens membres de la rébellion, Wilford Ferdinand et Jean Robert qui a conduit à la démission du président élu Jean-Bertrand Aristide. L'un est accusé d'avoir terrorisé des partisans de l'ex président, l'autre d'avoir enlevé un policier.

Jeudi 15 avril 2004 : La ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie doit effectuer jeudi une visite d'une journée en Haïti. 1 millier de soldats français sont déployés en Haïti au sein de la force internationale chargée de stabiliser le pays qui compte 3 350 militaires.

Samedi 17 avril 2004 : L'ONU demande à ce que "Haïti ne tombe pas dans l'oubli" et a lancé un appel à la communauté internationale. L'organisation a indiqué n'avoir reçu que 19 % des fonds qu'elle réclame. Le PAM (Programme Alimentaire Mondial) a demandé au "monde entier de ne pas oublier les besoins urgents du peuple haïtien".

Mercredi 21 avril 2004 : Dans un rapport publié mardi, le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan recommande la création, pour une période de 24 mois, d'une force de "stabilisation multidimensionnelle" en Haïti, comprenant 6 700 hommes et 1 622 membres de la police civile ainsi que le nombre nécessaire de membres du personnel civil international et local. Kofi Annan demande aux Etats Membres de "confirmer qu'ils sont toujours disposés à établir une mission de suivi de l'ONU en s'engageant à fournir les ressources financières et humaines nécessaires, notamment en matière de contingents et de membres de la police civile." Voir le rapport de Kofi Annan (format pdf)

Jeudi 22 avril 2004 : Lors de la deuxième journée d'inscription pour le recrutement d'une nouvelle promotion de la Police Nationale d'Haïti, des affrontements ont éclaté lorsque des policiers ont donné l'accès en priorité à certains postulants en échange de sommes d'argent au détriment de jeunes étudiants et chômeurs qui faisaient la queue depuis plusieurs heures, faisant un mort et 23 blessés. Un responsable de la police a indiqué que des sanctions seraient prises à l'encontre des policiers qui ont eu "un comportement contraire à l'éthique et à la déontologie policière". Le processus d'inscription a été suspendu. Il devrait reprendre dans les prochains sous une autre forme, par ordre alphabétique et par zone géographique. La police nationale d'Haïti ne compte actuellement que 2 500 policiers pour 8,5 millions d'habitants. Son effectif devrait passer à environ 6 000 dans 2 ans, a annoncé le ministre de la justice et de la sécurité publique, Bernard Gousse.

Vendredi 23 avril 2004 : L'un des chefs militaires de la rébellion Front pour l'avancement et le progrès haïtiens (FRAPH), Louis-Jodel Chamblain, condamné par contumace pour le meurtre en septembre 1994 d'un homme d'affaire haïtien d'origine palestinienne, Antoine Izméry, proche de Jean-Bertrand Aristide et dans le procès du massacre de Raboteau aux Gonaïves commis en avril 1994 par des membres de l'armée et du FRAPH, s'est rendu jeudi. Accompagné par le ministre de la Justice par intérim Bernard Gousse et des officiers de police, il s'est déclaré victime d'une condamnation politique et convaincu qu'un nouveau procès l'innocenterait.

Mercredi 28 avril 2004 : Le Rassemblement Démocratique Populaire (RDP) a organisé, le 26 avril, un sit-in en face du bâtiment logeant le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique, afin de marquer la Journée nationale de lutte contre la répression. "Le RDP exige que les responsables de la justice prennent les mesures nécessaires pour faire le procès des différents régimes répressifs qu'a connu Haïti de 1986 à 2004."

Jeudi 29 avril 2004 : Le ministre des travaux publics, transports et communications (TPTC), Jean Paul Toussaint, a indiqué mardi que la distribution en électricité dans la capitale Port-au-Prince ne connaîtrait "qu'une légère amélioration pour la mi-mai 2004". Les habitants de la capitale ne devront se contenter que de 4 à 5 heures de courant par jour. Plusieurs quartiers "défavorisés" ne disposent que de 30 minutes d'électricité par jour ou alors ils en sont pas privés pendant plusieurs jours. Jean-Paul Toussaint a justifié cette mesure par des réparations importantes devant être effectuées dans les différentes centrales hydroélectriques. "Une amélioration consistant en la fourniture de 8 à 9 heures d'électricité par jour ne devrait intervenir que dans les 6 prochains mois. Actuellement, la demande quotidienne de la région métropolitaine oscille entre 130 et 200 mégawatts, dépassant très largement la production actuelle et celle promise pour la mi-mai 2004 et les 6 prochains mois par le titulaire des TPTC. Plusieurs anciens et actuels employés syndiqués de la compagnie d'électricité expliquent sa faillite actuelle par le fait que le régime déchu de Jean Bertrand Aristide et d'anciens responsables de cette entreprise ont dilapidé une grande partie de ses actifs et se sont adonnés à des pratiques scandaleuses de corruption." (Source AlterPresse)

Samedi 1er mai 2004 : Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté vendredi à l'unanimité une résolution qui prévoit la création d'une force de paix pour Haïti, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) pour une période de 6 mois. Elle comprendra 6 700 militaires et 1 622 policiers civils qui devront remplacer les troupes étrangères déployées depuis début mars et sera déployée le 1er juin 2004.
 
Vendredi 14 mai 2004 : La Commission européenne a accordé 5,4 millions d'euros d'aide humanitaire d'urgence à ce pays destinée à "améliorer l'accès à l'eau, aux installations sanitaires et aux soins de santé, ainsi qu'à fournir une aide alimentaire aux victimes affectées par l'effondrement socio-économique actuel du pays" selon la commission.

Mercredi 26 mai 2004 : Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région ont provoqué la mort d'au moins 245 personnes sur l'île d'Hispaniola que se partagent Haïti et la République dominicaine dont 130 morts dans la ville de Jimani (République Dominicaine). Ces pluies sont les plus meurtrières de l'histoire récente de cette île des Caraïbes. En 1994, la tempête tropicale Gordon avait provoqué des glissements de terrain qui avaient emporté au moins 829 personnes en Haïti. Les cultures vivrières de base, qui nourrissent la population, ont été entièrement détruites.

Jeudi 27 mai 2004 : Le bilan s'est alourdi à la suite des pluies diluviennes qui se sont abattues ce week end sur Haïti et la République dominicaine. Il y aurait au moins 600 morts et des dizaines de milliers de sinistrés. Des centaines de soldats de la force multinationale ont été mobilisés pour apporter une aide de première urgence aux sinistrés. Le PAM a annoncé une aide alimentaire d'urgence de 8 millions de dollars qui sera attribuée principalement aux enfants de moins de 3 ans et aux femmes enceintes. Dans une interview auprès des radios locales haïtiennes, le père Belneau, curé de Fonds Vérettes, ville située au nord-est de Port-au-Prince, la capitale, a estimé que "la déforestation et la gestion calamiteuse par l'ancien gouvernement du président Jean Bertrand Aristide de la période qui a suivi le passage du cyclone George en 1998" étaient responsables de cette catastrophe. Pendant l'embargo international de 1991 à 1994 imposé après un coup d'Etat militaire, les populations ont commencé à couper le bois pour l'éclairage dans les campagnes et la cuisson des aliments, le kérozène et le pétrole étant touchés par l'embargo. De plus avec un accroissement important de la population (2,3 % par an) les paysans, qui ont des familles nombreuses, détruisent les forêts pour y planter à la place des cultures vivrières.

Vendredi 28 mai 2004 : Après les violentes pluies qui se sont abattues ce week end sur la région, et selon un bilan donné par les autorités, la ville de Mapou située à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de la capitale Port-au-Prince, a été lourdement touchée. 3 mètres d'eau ont été enregistrés par endroit. 900 personnes auraient trouvé la mort dans les inondations. Dans la ville de Fond Verrettes, proche de la frontière, près de 160 autres personnes sont portées disparues ou présumées mortes. Au total, 450 corps ont été retrouvés en Haïti, dont 300 à Mapou et 100 à Grand Gosier (sud).

Samedi 29 mai 2004 : Le bilan des intempéries qui frappent Haïti et la République dominicaine depuis le week-end dernier s'alourdit. Plus de 2150 personnes ont péri, selon des chiffres provisoires.

Lundi 31 mai 2004 : Le dernier bilan des inondations meurtrières de la semaine dernière est de 996 morts. Un état d'alerte a été transmis aux populations. De fortes pluies sont attendues dans les prochaines heures.

Mercredi 2 juin 2004 : L'ONU a officiellement pris mardi le relais de la force intérimaire (FIMH) dirigée par les Etats-Unis, déployée après le départ le 29 février 2004 de l'ex-président Jean Bertrand Aristide. Les Casques bleus de Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (MINUSTAH) ne seront pas opérationnels avant fin juin 2004. Le PAM (Programme Alimentaire Mondial) a lancé un appel d'urgence d'aide à 10 000 familles après l'arrêt des vols d'hélicoptères de la force multinationale chargés d'apporter une aide de première urgence aux populations touchées par les inondations.

Mercredi 9 juin 2004 : Une mission d'évaluation électorale de la Division de l'assistance du Département des affaires politiques (DPA) des Nations Unies est arrivée mardi en Haïti où elle restera une dizaine de jours. Conduite par Nguyen Dong, elle est chargée d'évaluer l'appui que les Nations Unies peuvent fournir au Gouvernement de transition en vue de préparer des élections démocratiques, libres et transparentes en 2005, souligne, dans un communiqué, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

Mardi 15 juin 2004 : L'ONUSIDA et des représentants du Département des opérations de maintien de la paix (DPKO) sont arrivés en Haïti pour mettre en place un vaste programme de prévention du VIH/sida. Selon le Directeur du Bureau pour le sida, la sécurité et l'action humanitaire de l'ONUSIDA, Ulf Kristoffersson, "cette action bénéficiera non seulement au personnel de la mission mais aussi à la communauté hôte en Haïti qui, avec un taux de prévalence de plus de 5 %, est le pays le plus cruellement touché hors de l'Afrique subsaharienne". Plus de détails : L'épidémie du Sida s'ajoute aux malheurs d'Haïti ; Le sida en Haïti ; Haïti et le VIH sida.

Lundi 21 juin 2004 : Environ 5 000 partisans du président haïtien déchu Jean-Bertrand Aristide, contraint à l'exil le 29 février 2004 sous la pression populaire et l'opposition, ont défilé dans la capitale Port-au-Prince vendredi, appelant à son retour et accusant le gouvernement américain de l'avoir contraint à partir.

Samedi 26 juin 2004 : La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a pris officiellement la relève de la Force multinationale intérimaire, conduite par les Etats-Unis, vendredi, lors d'une cérémonie à Port-au-Prince, la capitale. Au cours de la cérémonie au centre d'entraînement de la police nationale haïtienne, 340 Chiliens et 530 Canadiens sont passés officiellement sous le commandement de la MINUSTAH, rejoignant ainsi les 1 200 Casques Bleus brésiliens et les 59 officiers déjà dans ses rangs. ** Le responsable de la compagnie aérienne française Air France en Haïti, Didier Mortet, 49 ans, a été abattu jeudi soir à Port-au-Prince par 3 hommes à moto alors qu'il rentrait chez lui en compagnie de son épouse ukrainienne et son chauffeur haïtien.

Lundi 28 juin 2004 : Le directeur de la police, Léon Charles, a annoncé que l'ancien premier ministre Yvon Neptune a été arrêté samedi et conduit au pénitencier national de Port-au-Prince. Les chefs d'accusation exacts retenus ne sont pas encore connus. L'actuel premier ministre, Gérard Latortue, avait accusé vendredi les partisans d'Aristide d'alimenter une vague de violence. Yvon Neptune, avait dans une déclaration à une radio d'Haïti, demandé aux partisans du parti Lavalas de se mobiliser pour le retour du président Jean-Bertrand Aristide, qui a quitté Haïti le 29 février, sous la pression des Etats-Unis et se trouve actuellement en exil provisoire en Afrique du Sud.

Jeudi 29 juillet 2004 : La Commission européenne a lancé mardi 27 juillet à Port-au-Prince un programme d'un montant de 9,6 millions de dollars visant à améliorer les conditions de vie de la population haïtienne et à accroître sa participation dans des activités économiques et sociales. 22 contrats de subvention, sur 37 prévus dans le cadre de la première tranche du programme allant de juin 2004 à juin 2005, ont été paraphés mardi. Plus de détails : La délégation de l'Union européenne en Haïti. ** Jocelyn Saint-Louis, ancien parlementaire du parti Lavalas de l'ex-président Jean Bertrand Aristide, a été abattu mercredi à Port-au-Prince, la capitale, d'une balle dans la tête. Son corps portait des traces de torture. Ancien député de la ville de Saint-Raphael, au nord du pays, il avait passé 7 mois en prison en 2003 pour son implication présumée dans l'assassinat, la même année, du maire de sa ville, Bernard Sévère.

Samedi 28 août 2004 : Un protocole d'accord a été signé vendredi pour la réhabilitation de l'école élémentaire de Pétion-Ville dans la capitale, Port-au-Prince. Le coût de la réhabilitation est estimée à 14 000 dollars. Ce protocole a été signé entre le Représentant spécial de l'ONU et chef de la MINUSTAH et le Président du Conseil municipal de Port-au-Prince, la capitale, en présence des autorités militaires et de l'ambassadeur du Brésil, dont ce pays est l'instaurateur du projet. L'école élémentaire de Pétion-Ville, qui rassemble 1 200 élèves et 30 professeurs, a été renommée Ecole Duque de Caxias en l'honneur du chef historique de l'armée brésilienne, la réhabilitation de l'école faisant partie de 4 projets initiés par le Brésil.
 
Mardi 31 août 2004 : Selon un communiqué du Quai d'Orsay, le secrétaire d'État français aux Affaires étrangères, Renaud Muselier, a été la cible de coups de feu samedi alors qu'il visitait un hôpital dans la capitale Port-au-Prince.
 
Mercredi 1er septembre : Selon une source diplomatique française, un gendarme français a été légèrement blessé, un policier haïtien plus gravement atteint et "un assaillant" tué lors de la fusillade dont a été la cible le secrétaire d'Etat français aux Affaires étrangères Renaud Muselier alors qu'il visitait samedi un hôpital dans un quartier défavorisé de la capitale Port-au-Prince. Ce dernier a quitté Haïti mardi pour le Panama où il représentera la France lors des cérémonies d'investiture, mardi et mercredi, du nouveau président panaméen Martin Torrijos. Il était chargé par le Quai d’Orsay "d’exprimer aux autorités et au peuple haïtien le plein engagement de la France à leurs côtés."
 
Samedi 11 septembre 2004 : La police a mené jeudi une vaste opération de désarmement de gangs dans le quartier de Cité Soleil de Port-au-Prince, la capitale, où plus de 100 personnes ont été interpellées.
 
Vendredi 17 septembre 2004 : Le pasteur Jean Molès Lovinsky Berthomieux, animateur d’une émission religieuse sur la station privée Radio Caraïbes, a été abattu de plusieurs balles près de son domicile le 13 septembre 2004 à Port-au-Prince.
 
Mardi 21 septembre 2004 : Plus de 250 personnes, selon un bilan encore provisoire, auraient trouvé la mort ce week-end dans les Gonaïves après le passage de la tempête tropicale Jeanne.
 
Mercredi 22 septembre 2004 : Plus de 600 personnes sont mortes dans les inondations consécutives au passage de la tempête tropicale Jeanne, dont 500 aux Gonaïves selon un dernier bilan provisoire communiqué par la Mission des Nations Unies en Haïti. Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé mardi le lancement d'une opération humanitaire d'urgence à partir de la Martinique (France) pour venir en aide à Haïti. Les affaires étrangères françaises ont annoncé que 2 avions de l'armée de l'Air devait acheminer mardi 5 tonnes de fret (tentes, bâches, matériel de purification de l'eau, médicaments) et une mission d'évaluation des besoins (un médecin et un généraliste de la Sécurité civile) dans les zones sinistrées.
 
Jeudi 23 septembre 2004 : Selon des sources officielles, la tempête tropicale Jeanne qui a touché l'île ce week-end a provoqué la mort de 1 700 personnes et plus de 100 000 sont sans eau et sans électricité, 250 000 sans abri. Le Premier ministre Gérard Latortue a lancé un appel à la communauté internationale craignant une "épidémie à cause des cadavres".
 
Vendredi 24 septembre 2004 : La tempête tropicale Jeanne a causé la mort de plus de 2 000 personnes. Les secours ne parviennent pas encore dans les zones sinistrées encore inondées. L'eau potable manque aux populations et les autorités sanitaires craignent des épidémies, l'eau étant souillée par les cadavres humains ou d'animaux.
 
Lundi 27 septembre 2004 : Une semaine après le passage de la tempête tropicale Jeanne, de nombreux quartiers des Gonaïves, dans le nord-ouest de l'île sont encore inondés et la plupart des habitants n'ont pas encore reçu d'aide humanitaire. La Protection civile fait état d'au moins 1 300 morts, plus de 1 000 disparus et 3 000 blessés.
 
Lundi 4 octobre 2004 :Lors de la commémoration vendredi du coup d'Etat de 1991, qui avait vu l'installation au pouvoir du président Jean-Bertrand Aristide en exil en Afrique du Sud, des affrontements ont eu lieu entre ses partisans et les forces de police faisant 7 morts dont 4 policiers. ** 3 policiers ont été retrouvés décapités, vendredi, à Port-au-Prince la capitale.
 
Lundi 11 octobre 2004 : 2 soldats de maintien de la paix de l'ONU ont été blessés dimanche lors d'une fusillade qui a opposé des rescapés de la tempête tropicale Jeanne à des partisans de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide. Après l'attaque de ses employés samedi dans la ville des Gonaïves dévastée par la tempête tropicale, l'ONG française Médecins du Monde a annoncé qu'elle évacuait ses 7 employés jusqu'à ce que la sécurité soit rétablie dans les villes de la côte nord.
 
Mardi 2 novembre 2004 : Le gouvernement a demandé l'ouverture d'une enquête après la mort la semaine dernière de 13 personnes à Port-au-Prince, la capitale, où des mouvements armés sèment la terreur. Au cours du mois d'octobre 2004, 170 personnes ont été blessées par balles et une soixantaine ont été tuées dont 17 policiers, certains ayant été décapités. Plusieurs mosquées et églises ont été brûlées et des dizaines de maisons pillées et réduites en cendres. Depuis dimanche, les 3 factions armées du pays n'ont plus d'existence et le port d'armes est devenu illégal. Rappelons que le président élu Jean-Bertrand Aristide a été contraint de quitter son pays le 29 février 2004 sous la pression de la rue. Il est exil en Afrique du sud depuis le 31 mai 2004. ** Le gouvernement du Japon a remis vendredi un don de 2,2 millions de dollars américains au Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) en Haïti dans le but de favoriser la poursuite de la campagne de vaccination contre la rougeole, la poliomyélite et le tétanos, entamée par le ministère de la Santé Publique et ses partenaires. ** Un contingent de 200 soldats espagnols a été déployé jeudi au Cap-Haïtien dans le cadre de la Mission des Nations Unies pour Stabiliser Haïti (MINUSTAH légitimée par la résolution 1542 du 30 avril 2004 du Conseil de sécurité de l'ONU).
 
Jeudi 4 novembre 2004 : L'Expert indépendant sur la situation des droits de l'homme en Haïti, le magistrat français Louis Joinet, nommé par le Secrétaire général de l'ONU en 2002 à la demande de la Commission des droits de l'homme, se rendra en Haïti du 6 au 17 novembre 2004 pour une cinquième visite avec pour mission d'apporter une assistance au Gouvernement haïtien dans le domaine des droits de l'homme et de vérifier qu'Haïti s'acquitte de ses obligations en la matière. Il aura des entretiens avec les autorités du pays, hauts fonctionnaires du Gouvernement de transition et magistrats du pouvoir judiciaire. Il rencontrera également des représentants du système des Nations Unies, y compris de la Mission pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), de l'Organisation des Etats américains et de plusieurs organisations de la société civile. Plus de détails : Le rapport Joinet sur la situation des Droits de l'homme en Haïti.
 
Vendredi 12 novembre 2004 : 214 policiers pakistanais spécialisés dans l'intervention en cas d'émeutes sont arrivés le 10 novembre 2004 à Port-au-Prince, la capitale, dans le but de renforcer la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Cette équipe aura pour vocation de "contrôler les foules en vue du maintien de l'ordre public". Elle devra également, selon le mandat défini par le Conseil de sécurité de l'ONU, "assister la police nationale d'Haïti", ainsi que les "agences humanitaires et autres organisations reconnues par l'ONU".
 
Lundi 15 novembre 2004 : Le Premier ministre Gérard Latortue a annoncé que son pays allait lancer un mandat d'arrêt international contre l'ancien président Jean-Bertrand Aristide en exil en Afrique du Sud. Il est soupçonné de détournements de fonds et d'être l'auteur d'un certain nombre de meurtres à caractère politique. Sous la pression d'une insurrection armée et des Etats-Unis, de la France et du Canada, Jean Bertrand Aristide avait démissionné de la présidence et fui son pays le 29 février 2004. Ses partisans en Haïti continuent de réclamer son retour.
 
Mardi 16 novembre 2004 : La capitale Port-au-Prince a été touchée lundi par des actes de violences émanant, selon la police, de groupes de jeunes partisans du président en exil, Jean-Bertrand Aristide. Plusieurs voitures ont été incendiées. Les jeunes ont menacé d'abattre les policiers, considérés comme des collaborateurs du nouveau gouvernement, ainsi que les étrangers et les responsables politiques.
 
Mercredi 1er décembre 2004 : Le Conseil de Sécurité de l'ONU a prorogé lundi le mandat de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) jusqu'au 1er juin 2005, et indiqué son intention de prolonger à nouveau la présence de la Mission dans le pays dans l'avenir. Le Conseil de Sécurité a condamné "tous les actes de violence et les tentatives faites par certains groupes armés pour exercer des fonctions non autorisées de maintien de l'ordre dans le pays" et "les violations des droits de l'homme" qui en découlent. Il a également demandé "instamment" au Gouvernement de transition d'Haïti de prendre toutes les mesures voulues pour mettre fin à l'impunité". Voir le Rapport du Secrétaire général sur la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti avant la date d'expiration de sa mission - 18 novembre 2004
 
Jeudi 2 décembre 2004 : Des coups de feu ont été tirés mercredi aux abords du palais présidentiel alors que le secrétaire d'Etat américain Colin Powell s'entretenait avec le Premier ministre Gérard Latortue. 8 personnes, dont 2 lycéens et un médecin, ont été blessées par balles lors des échanges de tirs. Des Casques bleus jordaniens de la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (MINUSTAH) ont aussitôt riposté. Après cet incident, Colin Powell, qui s'est entretenu avec le Président Boniface Alexandre, a souligné "l'importance du désarmement en débarrassant les rues des armes qui s'y trouvent".

Samedi 4 décembre 2004 : A l'occasion du 3ème anniversaire de l'assassinat du journaliste Brignol Lyndor tué le 3 décembre 2001, le secrétaire général de l'Association des Journalistes Haïtiens (AJH), Guyler C. Delva, a appelé vendredi les autorités intérimaires à mettre un terme au règne de l'impunité dans le pays en faisant aboutir l'enquête ouverte sur les assassinat des journalistes Brignol Lyndor et de Jean Léopold Dominique. ** Le syndicat de l'Autorité Portuaire Nationale (APN), a annoncé vendredi pour le lundi 6 décembre 2004 une journée de grève pour protester contre les actes de violence enregistrés ces derniers temps à travers le pays après la mort de 2 employés. ** La Coalition Nationale pour le Triomphe de la Démocratie (CNTD), a appelé jeudi au renversement du pouvoir intérimaire qui est incapable a-t-elle dit, de résoudre les problèmes auxquels est confronté le pays.

Jeudi 16 décembre 2004 : Plusieurs centaines de Casques Bleus de la force de paix de l'ONU, placée sous le commandement brésilien, ont lancé mercredi une vaste opération dans le quartier défavorisé de Port-au-Prince, "Cité Soleil", fief des partisans de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide, pour rétablir l'ordre à la suite d'affrontements qui ont fait au moins 3 blessés. Une vingtaine de personnes ont été arrêtées. En 2 mois, les violences en Haiti ont fait plus d'une centaine de morts.





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