SOMMAIRE

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Haiti n'existe pas : 1804-2004, deux cents ans de solitude de Christophe Wargny
Haïti, 1804-2004 : Entre mythes et et réalités de Yves Saint-Gérard
Haïti et la France : Rapport à Dominique à Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères de Régis Debray, Collectif



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ARCHIVES HAITI ANNEE 2006

Mercredi 4 janvier 2006 : La Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (MINUSTAH) a interpellé lundi au Cap-Haïtien, Dany Toussaint, candidat à l'élection présidentielle qui devait se tenir le 8 janvier 2006 et qui a été reportée par les autorités, pour détention illégale d'armes. Il s'agit du quatrième report des élections en moins d'un an.
Samedi 7 janvier 2006 : Le Président du Conseil de sécurité pour le mois de janvier 2006, Augustine Mahiga, de la République-Unie de Tanzanie, a ordonné vendredi aux autorités haïtiennes après des négociations à huis clos "de convoquer rapidement de nouvelles dates définitives pour les élections, dont la première partie devra se tenir dans un délai de quelques semaines, au plus tard le 7 février 2006 et qui devront respecter les normes démocratiques et dans des conditions qui favorisent au maximum la participation". Le premier tour des élections présidentielle était fixé au 8 janvier 2006, le deuxième tour le 15 février 2006, et les élections municipales et locales le 5 mars 2006. Le président du Conseil électoral provisoire (CEP), Max Mathurin, a annoncé vendredi 30 décembre 2005 le report des élections présidentielles et parlementaires qui devaient se tenir le 8 janvier 2006. C'est la quatrième fois qu'elles sont reportées.
 
Lundi 9 janvier 2006 : Urano Teixeira da Mata Bacelar, 57 ans, chef de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haiti (MINUSTAH), a trouvé la mort samedi matin dans un "accident d"arme à feu", selon un communiqué de la MINUSTAH. Selon les tous premiers éléments de l'enquête, il s'agirait d'un suicide. Le général chilien Eduardo Aldunate Herman a été nommé commandant par intérim.

Mardi 10 janvier 2006 : Le pays a été paralysé par une grève générale lundi, lancée par le patronat, et soutenue par les partis politiques, pour dénoncer l'insécurité qui règne dans le pays.

Mercredi 18 janvier 2006 : Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Haïti, le Chilien Juan Gabriel Valdes, a confirmé la tenue des élections présidentielle et parlementaire à Haïti dont le premier tour est fixé au 7 février 2006. 34 candidats, dont une femme, se présentent à l'élection présidentielle. 1 300 candidats vont s'affronter pour 130 sièges au Parlement (Sénat et Chambre des députés).

Vendredi 27 janvier 2006 : 3 Français, dont une religieuse et un prêtre, ont été enlevés mercredi près de l'aéroport de Port-au-Prince par des inconnus armés qui ont réclamé une forte rançon.

Mercredi 8 février 2006 : 3,5 millions d'électeurs inscrits sur les listes devaient élire, mardi 7 février 2006, leur président et renouveler leur parlement. 34 candidats étaient en lice pour la présidentielle, le favori étant l'ancien président, au pouvoir de 1995 à 2000, René Préval, partisan de l'ancien président en exil, Jean-Bertrand Aristide. La date des élections avait été repoussée 4 fois. 9 500 militaires et policiers de l'ONU ont été mobilisés pour surveiller le scrutin, qui selon un responsable, était mal organisé. 2 personnes ont été tuées dans un mouvement de foule de personnes se pressant de se rendre aux urnes.

Samedi 11 février 2006 : Selon des résultats officiels partiels des élections générales qui se sont tenues le 7 février 2006 l'ancien président René Préval (1996-2001) et proche du président en exil Jean-Bertrand Aristide, sortirait vainqueur du scrutin.

Lundi 13 février 2006 : Selon des résultats partiels suite à l'élection présidentielle du 7 février 2006, l'ancien président René Préval, (1996-2001) et proche du président en exil Jean-Bertrand Aristide, obtiendrait 49,1 % des suffrages. Pierre Richard Duchemin, membre du Conseil électoral, a affirmé dimanche que "les résultats de l'élection présidentielle étaient manipulés". Des manifestations ont éclaté dans la capitale Port-au-Prince.

Mardi 14 février 2006 : Après le dépouillement de 90 % des bulletins, René Préval, ancien président, et partisan de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, a remporté 48,7 % des voix. Sur les 2,2 millions de vote exprimés, environ 125 000 ont été déclarés invalides en raison d'irrégularités. Les manifestations se poursuivent, les partisans de René Préval, qui demandent à ce que leur candidat soit déclaré vainqueur du scrutin, ont dénoncé la manipulation du scrutin. Une personne a été tuée et plusieurs autres blessées par des coups de feu tirés par des soldats de la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (MINUSTAH). Celle-ci a démenti toute implication dans les tirs.

Mercredi 15 février 2006 : Alors que 90 % des bulletins ont été dépouillés, le candidat, René Préval, qui a obtenu 48,7 % des suffrages, a accusé mardi 14 février 2006 la commission électorale "d'avoir manipulé le scrutin" parlant de "fraude massive". Le ministère des Affaires étrangères français a indiqué : "Dans l'attente de la publication des résultats définitifs par le Conseil Electoral Provisoire, les autorités françaises lancent un appel au calme et à la retenue et a exhorté "chacun à respecter le résultat du vote afin de favoriser un climat de dialogue et de réconciliation nationale." Toujours selon le ministère, la France "renouvelle son soutien à l'action de la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (MINUSTAH) pour assurer l'ordre public, en coopération avec la Police Nationale haïtienne. En cette période critique, il est indispensable que la communauté internationale continue à soutenir le processus de rétablissement de la stabilité et de la démocratie en Haïti". ** Le Conseil de sécurité de l'ONU a prorogé mardi 14 février 2006 pour une durée de 6 mois, au 15 août 2006, le mandat de la Mission des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH).

Jeudi 16 février 2006 : La commission électorale a décidé, mercredi 15 février 2006 de suspendre le décompte des voix et d'enquêter, à la demande du candidat René Préval, sorti vainqueur des urnes après le dépouillement de 90 % des bulletins avec 48,7 % des voix, sur des "fraudes présumées". Des milliers de personnes ont manifesté pour la deuxième journée consécutive à Port-au-Prince la capitale, après la découverte de bulletins retrouvés brûlés mardi 14 février 2006 dans une décharge.

Vendredi 17 février 2006 : La commission électorale a annoncé jeudi 16 février 2006, après un changement de dernière minute du mode de comptabilisation des votes blancs, que René Préval avait gagné l'élection présidentielle du 7 février 2006 avec 51,15 % des voix.

Mercredi 22 février 2006 : Jacques Bernard, directeur général du Conseil électoral, a quitté le pays dimanche 19 février 2006 pour Miami aux Etats-Unis, après avoir reçu des menaces de mort. Son ranch a également été incendié et pillé. Il est accusé par les partisans de René Préval, déclaré vainqueur de l'élection présidentielle du 7 février 2006, et certains membres de la commission électorale, d'avoir faussé le décompte des bulletins.

Jeudi 23 février 2006 : L'ancien président Jean-Bertrand Aristide, en exil en Afrique du Sud, a indiqué qu'il allait rentrer dans son pays. Le nouveau président élu après les élections du 7 février 2006, René Préval, partisan de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, a déclaré : "L'article 41 de la Constitution haïtienne stipule qu'aucun Haïtien n'a besoin de visa pour entrer ou sortir du pays".

Vendredi 10 mars 2006 : Le Comité électoral a annoncé que le deuxième tour des élections parlementaires, initialement prévu le 19 mars 2006, devrait finalement se tenir le 23 avril "à des problèmes techniques". Le report du deuxième tour du scrutin parlementaire pourrait entraîner un retard pour l'investiture du président prévue le 29 mars 2006. Selon la Constitution haïtienne, le président élu doit en effet prêter serment devant le Parlement.

Samedi 1er avril 2006 : Le président élu, René Préval, "prêtera serment, selon le voeu de la Constitution haïtienne de 1987, devant l'Assemblée nationale le dimanche 14 mai 2006" selon un communiqué du bureau du Premier ministre Gérard Latortue. Prévue dans un premier temps le 29 mars, l'investiture du président élu a été reportée en raison du retard dans la tenue du deuxième tour des élections législatives fixé désormais au 21 avril 2006. Le gouvernement a publié vendredi 31 mars 2006 dans le journal officiel "Le Moniteur" la proclamation officielle de la victoire de René Préval à l'élection présidentielle du 7 février 2006 avec 51,15 % des voix.

Samedi 22 avril 2006 : 3,5 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes vendredi 21 avril 2006 pour le second tour des élections législatives. 98 des 100 députés de l'Assemblée nationale doivent être élus. 30 sièges sont également à pourvoir au Sénat.

Lundi 24 avril 2006 : Les élections législatives qui se sont déroulées vendredi 21 avril 2006 ont été marquées par la violence. Dans l'Artibonite, un homme a été tué par balles lors d'une rixe partisans rivaux. Les résultats ne devraient pas être connus avant le 28 avril 2006.

Lundi 15 mai 2006 : Le nouveau président, René Préval, 63 ans, a prêté serment dimanche 14 mai 2006 à Port-au-Prince la capitale, pour un nouveau mandat de 5 ans, au cours d'une cérémonie devant le Parlement, qui a réuni plusieurs personnalités étrangères dont le vice-président brésilien José Alencar et Jeb Bush, gouverneur de Floride et frère du président américain. 4 500 hommes de la police haïtienne et de Casques bleus de la Mission de l'ONU en Haïti (MINUSTAH, Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti) avaient été déployés pour assurer la sécurité. Quelques heures avant la cérémonie d'investiture, une émeute a éclaté dans la prison de Port-au-Prince, située à environ 800 mètres du Parlement. Les détenus sont montés sur le toit et tiré des coups de feu. La police a encerclé le bâtiment. Aucune information n'a été donnée quant à la suite de la mutinerie et le nombre de victimes.

Samedi 27 mai 2006 : Le Parlement a confirmé par 79 voix pour, et 2 abstentions, sur les 99 sièges que compte la Chambre des députés, Jacques Edouard Alexis au poste de premier ministre.

Samedi 10 juin 2006 : Le Sénat et la Chambre des députés ont approuvé à l'unanimité la composition du gouvernement du nouveau premier ministre Jacques-Edouard Alexis, après 2 ans d'instabilité suite à la chute du président Jean-Bertrand Aristide. Ce gouvernement entrera en fonction la semaine prochaine.

Vendredi 16 juin 2006 : La police a annoncé que 12 personnes, dont 3 agents des forces de l'ordre, ont été tuées au cours des 5 derniers jours par des bandes armées "qui prennent pour cible des policiers". Selon des chiffres communiqués par des organisations de défense des droits de l'homme et la police, près de 100 policiers ont été tués par balles dans la capitale Port-au-Prince au cours des 2 dernières années.

Jeudi 22 juin 2006 : La Banque mondiale a approuvé mardi 20 juin 2006 un don de 2 millions de dollars en faveur d'Haïti visant à "renforcer la gestion des ressources dans le secteur public haïtien pour promouvoir la relance économique, la croissance à long terme et l'amélioration de la provision de services".

Lundi 17 juillet 2006 : Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi 15 juillet 2006 à Port-au-Prince la capitale à l'occasion du 53e anniversaire de l'ancien président déchu, Jean-Bertrand Aristide, pour réclamer le retour au pays de ce dernier, en exil en Afrique du Sud. Les Etats-Unis se sont dits opposés à un tel retour, qui selon eux, "aurait un effet déstabilisateur sur Haïti". Les manifestants ont demandé au président René Préval d'autoriser le retour de tous les exilés, de libérer tous les prisonniers politiques et de réintégrer dans l'administration les personnes renvoyées pendant la transition.

Mercredi 26 juillet 2006 : A l’issue de la conférence internationale pour le développement économique et social d’Haïti, tenue à Port-au-Prince le mardi 25 juillet 2006, les bailleurs de fonds internationaux ont promis une enveloppe de 750 millions de dollars au gouvernement haïtien pour la période allant d’août 2006 à septembre 2007. Selon le gouvernement, 76 % de la population haïtienne vit en dessous du seuil de pauvreté avec moins de 1 dollar par jour et 56 % vivent dans une extrême pauvreté. Pedro Medrano, du Programme alimentaire mondial (PAM), a lancé un appel d'urgence en faveur d'un vaste programme nutritionnel en Haïti, en soulignant que 42 % des enfants haïtiens de moins de 5 ans souffrent de malnutrition et 38 000 en meurent chaque année. Une quinzaine de militants des mouvements sociaux ont organisé en milieu de journée un sit-in à l’entrée de l’hotel où se tenait la conférence, à Juvénat, pour exiger l’annulation de la dette externe d’Haïti.

Vendredi 28 juillet 2006 : Yvon Neptune, l’ancien Premier ministre du président déchu Jean-Bertrand Aristide, en détention provisoire depuis le 24 juin 2004, accusé d’avoir organisé et ordonné l’exécution d'une cinquantaine d'opposants d’Aristide en février 2004 dans la ville de St Marc, 2 semaines avant la démission de ce dernier et son départ en exil, a été libéré jeudi 27 juillet 2006 sans jugement. Yvon Neptune avait entamé plusieurs grèves de la faim pour dénoncer son arrestation "politiquement motivée". La mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (MINUSTAH) a indiqué dans un communiqué qu'Yvon Neptune "est actuellement soigné par les médecins des Nations unies en Haïti" ajoutant : "L'état de santé de M. Neptune, qui a dramatiquement décliné durant sa détention, demeure sérieusement préoccupant. Il est en ce moment sous la supervision médicale des équipes de soins des Nations unies en Haïti et le restera jusqu'à ce que son état de santé lui permette de retourner dans sa famille".

Mercredi 2 août 2006 : Le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, a entamé mercredi 2 août 2006 une visite officielle en Haïti où il rencontrera le président René Préval, le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et le ministre des Affaires étrangères Jean Reynald Clerisme. Il devrait également s'exprimer devant le Parlement haïtien. Kofi Annan se rendra ensuite en République Dominicaine.

Jeudi 17 août 2006 : Saisi du dernier rapport en date du 28 juillet 2006, du Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, sur la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), qui souligne que "la criminalité dans la capitale, Port-au-Prince, constitue encore une grave préoccupation car les sources d'instabilité perdurent et le pays manque encore de moyens pour rétablir l'ordre", le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté mardi 15 août 2006, à la demande de l'Argentine, la résolution 1702 (2006) de proroger jusqu’au 15 février 2007 le mandat de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti, établi dans ses résolutions 1542 (2004) et 1608 (2005).

Samedi 26 août 2006 : Un ressortissant français, Christophe Jeff, a été enlevé jeudi 24 août 2006 à Port-au-Prince la capitale par des inconnus qui réclament une rançon de 300 000 dollars.

Lundi 28 août 2006 : Rodney Alcide, parlementaire et membre du parti du président haïtien René Garcia Préval, a été enlevé dans la nuit de vendredi à samedi 26 août 2006 dans une banlieue au nord de la capitale Port-au-Prince en compagnie de son chauffeur et de son garde du corps. Il a été libéré 2 heures plus tard. Le garde-du-corps et le chauffeur sont toujours en captivité. Aucune précision n'a été donnée quant au paiement d'une quelconque rançon. Les enlèvements avec demande de rançon sont monnaie courante. Pour le mois de juillet 2006, 60 personnes ont été enlevées, chiffre en nette augmentation.

Mercredi 6 septembre 2006 : La Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti MINUSTAH a élaboré un plan de désarmement et de réintégration sociale des groupes armés qui évoluent dans les quartiers pauvres de Port-au-Prince. Les violences ont fait plusieurs dizaines de morts en août 2006. Dans le cadre de ce plan, l'ONU est prête à fournir une assistance technique aux autorités haïtiennes et une aide financière aux gens qui déposent leurs armes.

Vendredi 8 septembre 2006 : Le porte-parole de la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (MINUSTAH), Fred Blaise, a indiqué jeudi 7 septembre 2006 que les enlèvements à des fins de rançon se poursuivent à un "rythme intolérable" à Port-au-Prince, la capitale, malgré la multiplication des patrouilles et points de contrôle de Casques bleus. Il a ajouté : "Au cours du mois d'août, une soixantaine de personnes ont été enlevées à Port-au-Prince par des inconnus qui exigent des rançons avant de libérer leurs otages". Il a demandé "aux Haïtiens, aux conducteurs publics, aux passants d'informer la MINUSTAH et la police haïtienne des activités suspectes et des enlèvements pour mettre fin à cette pratique".

Mercredi 13 septembre 2006 : Le premier ministre Jacques Edouard Alexis a procédé mardi 12 septembre 2006 à l’installation de la nouvelle Commission nationale de désarmement de démantèlement et de réinsertion (CNDDR), dirigée par l’ancien député Alix Fils-Aimé, qui vise à définir un plan et de conduire des actions pouvant amener à un désarmement réel, le démantèlement des gangs et la réinsertion". Selon une étude publiée en 2005, plus de 200 000 armes circulent en Haïti où la criminalité se maintient à un niveau toujours élevé dans plusieurs régions, particulièrement à Port-au-Prince, la capitale. Les actes d’enlèvement de personnes contre rançons se sont multipliées.

Mercredi 8 novembre 2006 : Le groupe Transparency international, dont le siège est à Berlin en Allemagne, a publié mardi 7 novembre 2006 son rapport annuel selon lequel Haïti est le plus pays le plus touché par la corruption, devant l'Irak, la Guinée ou la Birmanie. Certains pays, comme l'Afghanistan, la Corée du Nord ou la Somalie, n'ont pas été prise en compte dans l'étude par manque d'informations.

Mercredi 15 novembre 2006 : Selon une information parvenue samedi 11 novembre 2006 à la Havane, à Cuba, 2 militaires jordaniens de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti ( MINUSTAH) ont été tués dans une embuscade à Port-au-Prince, la capitale haïtienne, près de l'aéroport alors qu'ils rentraient à leur base. 11 Casques Bleus de la MINUSTAH, déployée à la suite de la destitution de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide en février 2004, ont été tués depuis cette date. Le Secrétaire général adjoint de l'ONU aux opérations de maintien de la paix, Jean-Marie-Guéhenno, a condamné mardi 14 novembre 2006 ce "meurtre tragique". Il a souligné que cet incident était d'autant plus tragique qu'en général la situation s'était notablement améliorée, grâce à la présence accrue de la MINUSTAH dans les quartiers chauds et la réduction de la criminalité. ** Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a nommé le Brésilien Luiz Carlos da Costa au poste de Représentant spécial adjoint principal de la MINUSTAH. Il prendra ses fonctions le 15 novembre 2006.** Selon la Commission épiscopale nationale Justice et Paix (JILAP) de l’Eglise catholique romaine d’Haïti, la violence mortelle a augmenté considérablement dans la capitale Port-au-Prince essentiellement par arme à feu. Entre juin et septembre 2006, environ 208 personnes, ont été tuées par armes à Port-au-Prince et ses zones environnantes. Le mois d’août 2006, est selon ce rapport, le plus violent où 77 victimes ont été répertoriées. JILAP a dénombré 47 victimes en septembre, 43 en juillet et 41 en juin de la même année. Quelques 200 000 armes à feu sont en circulation, selon une étude de l’organisme "Small Arms Survey", publiée en 2005. Les groupes de civils posséderaient jusqu’à 13 000 armes légères de calibres divers, en majorité des armes semi-automatiques (comme M16, M14, PMK, Uzi) et des pistolets (0,38, 0,45 et autres). Les armes de fabrication industrielle sont surtout détenues par les chefs des divers groupes armés, la plupart des hommes eux-mêmes possédant des armes artisanales. Près de 170 000 armes se trouvent entre les mains de particuliers, de simples citoyens, de services de sécurité et de la police. En 2001, la police nationale avait enregistré plus de 20 000 armes possédées légalement par des civils. (Source : AlterPresse)

Jeudi 16 novembre 2006 : Un groupe indépendant de défense des droits de l'homme, le Réseau national des Droits Humains ("National Human Rights network") a publié mercredi 15 novembre 2006 un rapport, rendu publique par le quotidien "Miami Herald", sur la situation des droits de l'homme en Haïti qualifiée de "catastrophique" sous le gouvernement du premier ministre Gérard Latortue au pouvoir de mars 2004 à juin 2006. Le rapport indique que plus de 2 000 morts, arrestations arbitraires, détentions préventives prolongées ont été enregistrées après sous le gouvernement intérimaire, soutenu par les Etats-Unis, après le départ du président Jean-Bertrand Aristide le 29 février 2004. Le rapport souligne également que les kidnappings et les viols ont atteint des proportions inquiétantes sous le régime intérimaire. Le journal médical britannique "The Lancet" avait indiqué dans un rapport que 7 000 personnes ont été assasinées sous le régime intérimaire alors que 35 000 femmes et jeunes filles ont été victimes de viols et autres abus sexuels. Plusieurs autres organisations locales et étrangères ont dénoncé la corruption qui a marqué le régime Latortue qui a bénéficié de fonds de près de 900 millions de dollars de la part de la communauté internationale dans le cadre du CCI (cadre de coopération intérimaire).

Lundi 20 novembre 2006 : Au cours d'une manifestation samedi 18 novembre 2006 à Port-au-Prince, la capitale, qui a réuni 200 étudiants, d'après les journalistes sur place, plus d'un millier selon les organisateurs, pour protester contre la présence de la Mission des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH), 3 Casques Bleus philippins, en patrouille, ont été agressés par des jeunes qui les ont insultés en leur lançant des pierres.

Lundi 4 décembre 2006 : 3,5 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes dimanche 3 décembre 2006 pour un scrutin municipal. Des incidents ont émaillé le vote malgré le déploiement de plus de 6 500 militaires et 1 900 policiers de la Mission des Nations unies pour la stabilisation d'Haïti (MINUSTAH) ainsi que 4 500 hommes de la police nationale. 4 personnes ont été blessées par balles ; des bureaux de vote saccagés. Des soldats de l'ONU ont aussi dû faire usage de gaz lacrymogène pour disperser un groupe d'électeurs qui occupaient un centre de vote à Port-au-Prince. Un début de manifestation contre les Casques bleus a également été organisé par des électeurs. Les premiers résultats ne devraient pas être connus avant le 9 décembre 2006.

Jeudi 7 décembre 2006 : Le Secrétaire Général de l'ONU, Kofi Annan, a nommé à partir du 5 décembre 2006 le Français Joël Boutroue au poste de Représentant Spécial Adjoint pour la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). ** Un observateur de la Mission canadienne d'accompagnement des élections en Haïti a été blessé lundi 4 décembre 2006 par balle alors qu'il retournait à son hôtel à Port-au-Prince, la capitale.

Vendredi 15 décembre 2006 : 10 enfants ont été enlevés mercredi 13 décembre 2006 par des hommes armés qui ont opéré en plein jour prenant d'assaut un bus scolaire et une voiture. Lundi 11 décembre 2006 une fillette de 7 ans avait été enlevée par des hommes armés qui ont tiré sur son père.

Mardi 19 décembre 2006 : Le Fonds des Nations Unies pour l'Agriculture (FAO), dont le siège est à Rome en Italie, a lancé lundi 18 décembre 2006 un appel de fonds pour 14 millions de dollars visant à soutenir l'agriculture haïtienne menacée après les troubles politiques et les catastrophes naturelles, tout en luttant contre la déforestation. En 1923, les forêts couvraient près de 60 % du pays, contre seulement 2 à 3 % aujourd’hui. La plupart des Haïtiens dépendent toujours du bois et du charbon de bois comme principale source d’énergie. La déforestation a entraîné l’érosion des terres, ce qui provoque une baisse des rendements agricoles et des glissements de terrains meurtriers. Haïti est l’un des pays les plus pauvres du monde, avec une population de quelque 8 millions d’habitants, dont les 2 tiers vivent dans les zones rurales. Plus de 75 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté de 2 dollars par personne et par jour.

Vendredi 22 décembre 2006 : La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) s'est déclarée mercredi 20 décembre 2006 "profondément préoccupée" par la multiplication récente du nombre d'enlèvements dans l'île, notamment ceux des enfants.

Vendredi 29 décembre 2006 : La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et la Police Nationale d'Haïti (PNH) ont détruit jeudi 28 décembre 2006 une partie du fief du chef de gang Belony situé dans le quartier de Bois Neuf (Cité Soleil) à Port-au-Prince, la capitale. Cette opération a pour objectif de limiter les actions des gangs dans la capitale haïtienne, selon un communiqué de la MINUSTAH.




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